Lire le Coran autrement : Sortir d’une logique de domination

Conférences de Credi 29 : Credi 29 vous invite à la prochaine conférence de : Omero MARONGIU-PERRIA

Lire le Coran autrement :

Sortir d’une logique de domination

L’islam est critiqué de nos jours comme étant une religion basée sur la violence et la volonté de dominer le monde. La plupart des musulmans se sentent désemparés face à ces critiques car ils vivent leur foi de manière apaisée et en harmonie avec leur environnement. Mais des leaders religieux, un peu partout dans le monde, y compris en France, diffusent des interprétations du Coran et de la religion qui poussent à la rupture et à la nécessité de dominer l’autre pour le soumettre à l’ordre religieux islamique. La conférence présentera les aspects de l’hégémonisme religieux dans l’islam contemporain. Elle proposera ensuite la façon dont les musulmans peuvent lire le Coran en se détachant de cette logique de domination pour participer à la construction du monde dans la collaboration et non plus dans l’affrontement.

Omero MARONGIU-PERRIA est sociologue, spécialiste de l’islam, et théologien. Il est membre du groupe national Théologie en dialogue et l’un des initiateurs du Forum islamo-chrétien de l’Ouest de la France.

Notes prises lors de la conférence

Jeudi 3 mars 2022 à 18 heures à la faculté des Lettres et Sciences Humaines Victor Segalen, Brest – présentation du passe vaccinal à l’entrée.

Projection du film Ziyara

Nous vous informons de la projection du film , réalisé par Simone Bitton, en présence de la réalisatrice : au Maroc, la ZIYARA (visite des saints) est une pratique populaire que juifs et musulmans ont toujours eue en partage. Le film est un road movie au pays natal, un pèlerinage cinématographique où la réalisatrice va à la rencontre des gardiens musulmans de sa mémoire juive.

Simone BITTON est née au Maroc et a fait des études en France (IDHEC). Elle a vécu à Rabbat, Jérusalem et Paris.Elle vit actuellement entre la France et le Maroc. Elle a réalisé de nombreux documentaires primés, et enseigne à Paris 8.

Débat après le film avec la réalisatrice et des membres du Credi


https://drive.google.com/file/d/1NJ1vygEue8i6rxAPHSYDENLQfGHuNo3j/view

Cinéma Les Studios à Brest le 26 janvier à 20H.
Séance co-organisée avec : termaji@trajectoire.infini.fr et Zoom Bretagne Cinéphare

« Religion, utopie et mémoire » Danièle Hervieu-Léger

Danièle Hervieu-Léger vient de publier « Religion, utopie et mémoire » aux éditions EHESS. « Danièle Hervieu-Léger explore depuis cinquante ans le devenir des religions dans les sociétés occidentales contemporaines. Faisant de la scène catholique son principal terrain de réflexion, elle s’éloigne du prisme classique de la sécularisation du monde moderne pour traiter le « croire » comme un rapport au temps, à l’espace et au monde. Dans cet entretien avec Pierre Antoine Fabre, elle restitue son parcours personnel, spirituel, politique et professionnel, en accordant une large part aux rencontres, mais aussi à l’engagement institutionnel qui fut le sien comme présidente de l’École des hautes études en sciences sociales, dont elle a contribué à inventer l’avenir dans un paysage universitaire en plein bouleversement.
Elle nous donne ainsi à voir la recherche scientifique dans ce qu’elle a de plus théorique, mais aussi de plus quotidien. »

Hannah, Simone, Edith…et Thomas

Hannah, Simone, Edith…et Thomas

Un homme et trois femmes

Un moine franco-américain et trois femmes juives philosophes.

Des chemins vers la liberté de l’amour, au-delà des structures patriarcales paralysantes

De la mondanité à l’institution, puis de celle-ci à l’ouverture sans limites.

Au-delà de l’assimilation rassurante, le grand large de la pensée, de l’action militante et de la mystique pour des femmes si différentes. Quelle leçon pour les hommes de l’institution !

De la Grèce à Heidegger, Husserl, Alain…Jaspers. Et la science ouverte sur l’infini.

Des Pères de l’Eglise au Dalaï Lama, au docteur Suzuki, au soufisme, sans négliger les intuitions du marxisme.

Un vent de libération pour les hommes et les femmes de notre temps ! Croyants ou non.

La « question de Dieu » devenue sans objet car la transcendance est au cœur du Réel, que notre humanité explore avec passion.

Les structures institutionnelles patriarcales devenues comme des carcans, générant un conformisme paralysant, opposé à la liberté de l’amour. Contradictoires avec le témoignage christique signant la fin de toute royauté mondaine.

Il a été dépouillé de tous ses vêtements ! « Dieu est nu » (Simon-Pierre Arnold, moine bénédictin).

Le Père « prodigue » a déposé ses prérogatives avant que le fils égaré ne le rejoigne.

Face aux égarements, au cœur même du religieux, des témoins, libres par rapport aux clôtures de celui-ci, à l’image de Charles de Foucauld, abandonnant peu à peu tout signe religieux pour témoigner de la Présence.

Le témoignage de ces femmes juives est encore plus précieux !!

Quelle chance pour notre temps ! Religieux et non-religieux peuvent se parler comme des frères et sœurs, sans référence dogmatique, sans clôture.  Comme les Grecs sur l’agora.

L’amour est toujours un risque ; mais n’est-ce pas ainsi à l’Origine ? Pour la Vie, nouvelle, non possédable, partagée.

 

« Trois femmes dans des temps sombres » de Sylvie Courtine-Denamy

Les œuvres de Simone Weil, Hannah Arendt, Edith Stein. Et Thomas Merton.

Abus et emprises

Conférences de Credi 29 : Credi 29 vous invite à la prochaine conférence de Danièle Hervieu-Léger :

Abus et emprises

La question des abus sexuels est aujourd’hui au cœur de l’actualité de la société française et de l’église catholique.  En comparant les faits de violences sexuelles et sexistes en milieu universitaire et les violences constatées dans l’église catholique, il est possible d’élucider et de comprendre les logiques de la séduction, d’emprise, voire d’aliénation dont les abus sexuels sont le point ultime.

On pourra alors s’interroger sur les formes prises par ces logiques dans le contexte religieux et les risques d’emprise qui s’attachent à l’ « adhésion intégrale » que les religions attendent des croyants. Alors se précisera le lien entre abus spirituel et abus sexuel, que met en évidence le rapport de la commission indépendante qui a enquêté sur ce qui s’est passé dans l’église catholique en France.

Cette réflexion débouchera sur une proposition de discussion sur les voies qui s’offrent à l’église catholique notamment, pour affronter le cataclysme qui la touche aujourd’hui.

Danièle Hervieu-Léger est sociologue, directrice d’études de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Elle  anime la chaire Sociologie du religieux. Ses domaines de recherche sont sociologie de la modernité religieuse avancée : sécularisation et renouveaux religieux ; formes de la religiosité, conversions, modalités de la communalisation et institutions religieuses dans les sociétés contemporaines ; sociologie du catholicisme ; monachisme et réformes religieuses.  Elle a notamment écrit : « Catholicisme. La fin d’un monde » et « Le Temps des moines. Clôture et hospitalité ».

Mardi 16 novembre 2021 à 20 heures à la faculté des Lettres et Sciences Humaines Victor Segalen, Brest – présentation du passe sanitaire à l’entrée.

Vous trouverez ici un lien vers les notes prises lors de cette conférence

Rencontre cinéma : Jinpa, un conte tibétain

 

Projection du film

JINPA, un conte tibétain

de Pema Tseden.

 

Le film inclut des éléments authentiques du bouddhisme tibétain. Le cinéaste, Pema Tseden, est tibétain et filme au Tibet.

A l’issue du film, rencontre avec Molly Chatalic, enseignante à l’UBO et spécialiste du Tibet.

 

Le 27 février à 18H15

au cinéma Katorza (Les Arcades),

38, bd Dupleix 29000 Quimper

« Peut-on parler des religions à l’école ?  » Isabelle Saint Martin

Isabelle Saint Martin que nous avons reçue en décembre 2017 pour parler de « l’enseignement du fait religieux à l’école » vient de publier « Peut-on parler des religions à l’école ? », aux éditions Albin Michel. Ce livre reprend une partie de sa conférence en insistant tout particulièrement sur une approche du fait religieux par l’art.

En 2002, le rapport Debray affirmait l’importance de reconnaître et d’enseigner le fait religieux. Pourtant, plus de quinze ans après, alors que la question a resurgi avec les attentats de 2015, le sujet revient à échéance régulière dans les discours politiques et l’on s’affronte encore sur les manières de s’y prendre ou sur le risque d’une atteinte à la laïcité. Au-delà de la chronique du débat sur l’enseignement des faits religieux, l’ouvrage propose une lecture distanciée des résistances et des difficultés mais aussi des avancées réalisées au fil des réformes successives des programmes. Que sont les « faits religieux » et en quoi est-il laïque de les aborder en classe ? Comment respecter le principe de neutralité sans esquiver le sujet ? Si l’histoire est souvent en première ligne, un plaidoyer particulier est consacré ici à l’approche par les arts, tant leur étude donne accès aux univers symboliques des religions, en favorisant tout à la fois une fine contextualisation et la sensibilité du regard.

Colloque interreligieux de Saint Jacut « Sacrée Sexualité – Vivre Corps et Âme »

UN WEEK-END ENTIÈREMENT CONSTRUIT PAR ET POUR LE DIALOGUE INTERCONVICTIONNEL

/ Des témoins, des experts, des théologiens issus des principales traditions spirituelles
/ La participation active des jeunes du mouvement interconvictionnel Coexister
/ En partenariat avec Les Amis de la Vie et l’Institut des Hautes Etudes du Monde Religieux

Les religions apparaissent souvent comme des ennemies de la sexualité. Ou, pour le moins, comme des instances de contrôle ou de refoulement, empêchant les hommes et les femmes de jouir librement et sans entraves. Pourtant, au-delà des tabous, des interdits et des idées reçues, en cherchant à humaniser la sexualité et à lui donner une autre dimension, elles jouent aussi un rôle positif.

Dans la Bible, l’érotisme – souvent sublimé – n’est jamais condamné, qu’il soit pur objet de satisfaction ou qu’il préserve la continuité des générations. Tout le Cantique des Cantiques est travaillé par l’idée d’une sanctification des relations entre l’amant et sa bien-aimée, comme métaphore des liens entre Dieu et l’humanité. Bien plus permissif qu’on ne l’imagine, l’islam laisse libre cours à une sexualité de couple, riche et épanouie. A la différence du catholicisme qui a longtemps limité l’acte charnel à sa seule dimension de reproduction, niant à la sexualité sa part de jouissance, l’islam classique valorise au contraire le plaisir, la sensualité et l’érotisme.

Dans les Eglises chrétiennes, de nombreux pasteurs et théologiens développent aujourd’hui un discours plus en prise avec la culture et les pratiques contemporaines. Face aux scandales et aux abus sexuels qui ont ébranlé l’Eglise catholique (des affaires qui révèlent aussi les hypocrisies, les incohérences et les dérives d’un enseignement qui apparaît souvent décalé, pour ne pas dire dépassé), ils plaident pour une approche plus ouverte, plus réaliste et sans doute plus juste.

Comment concilier l’amour de la chair et l’amour de Dieu ? La foi peut-elle aider à vivre sa sexualité ? De la Bible au Coran, en passant par les Evangiles, que disent exactement les textes des choses du sexe ? Homosexualité, virginité, polygamie, fellation, masturbation, sodomie, préservatif, contraception, désir, plaisir… Qu’en disent les religions ? Et comment peuvent-elles prendre en compte la diversité des pratiques et des orientations dans ce domaine ? Que penser de la théorie du genre et des théologies du corps ? L’érotisme peut-il nourrir un élan spirituel ? Comment concilier la liberté individuelle, la recherche d’épanouissement et le respect de l’autre ? Des questions auxquelles nous tenterons de répondre avec les nombreux experts, universitaires ou théologiens, qui interviendront lors de ce colloque.

DEPLIANT Colloque_Inter_Religions 2020

« Qu’est ce que le réel ? » Jean Marc Ferry

Jean Marc Ferry, que nous avons reçu au printemps 2019, vient de publier un livre « Qu’est ce que le réel ? » , aux éditions Le Bord de l’Eau, livre dont nous avons pu avoir un aperçu lors de sa conférence du 26 mars 2019.

OVNIs, enfants indigo, agroglyphes (Crop Circles), Petits-Gris, Géants du passé, artéfacts antédiluviens, Mu, Reptiliens, pyramides en Antarctique, anges, Hyperboréens, Terre creuse, Pléiadiens, abductions, yéti (almasty, bigfoot), Shambhalla, channelling, Vénusiens, Atlantide, Mantes (Mantis), bases US secrètes à technologie Alien, Illuminati, planète X, êtres de la nature (élémentaux), Ummites, mégastructures lunaires, sirènes, énergie libre, Agartha, réincarnation, Hubrides, orbes…

Le réseau planétaire Internet met en contact des témoignages ou expériences insolites, que l’on dit « extraordinaires ». Montent en puissance des nouvelles croyances qui heurtent nos « préjugés d’autorité » les plus fondamentaux, touchant à ce qui est réel ou irréel, possible ou impossible.

Cette déstabilisation est un défi pour la philosophie d’aujourd’hui, non pour pointer la « démocratie des crédules », ni, à l’inverse, pour accréditer des récits extravagants, mais pour ouvrir l’esprit à ce que nous tenions jusqu’alors pour impossible.

Face aux anomalies qui se précipitent, l’invocation du bon sens ne réfute rien. Elle ne saurait remplacer la recherche d’une méthodologie renouvelée par rapport aux standards habituels, et appropriée à une prise en compte honnête de témoignages réputés incongrus, voire farfelus.

À leur égard la condescendance des « esprits forts » trahit une faiblesse. Parce que les témoignages déroutants participent, eux aussi, à l’enquête sur ce que nous appelons « le réel », la raison appelle à les prendre au sérieux, invite la philosophie à reconsidérer la question de la vérité dans son rapport à la réalité et à la scientificité.
Contre les stratégies défensives d’un rationalisme tronqué, il s’agit bel et bien, à présent, de demander raison à la « société des sceptiques ».

conférence de Stéphanie Laithier : « L’antisémitisme d’hier à aujourd’hui. Eléments d’histoire et problématiques contemporaines »

    Le 20 janvier 2020, Credi 29 a reçu Stéphanie Laithier

« L’antisémitisme d’hier à aujourd’hui. Eléments d’histoire et problématiques contemporaines »

       Si la haine des Juifs a une très longue histoire, elle est malheureusement bien plus qu’un simple souvenir historique et fait encore régulièrement la une de l’actualité, les actes à caractère antisémite ayant enregistré une forte recrudescence ces dernières années, notamment en France. Outre cette augmentation des comportements délictueux, dont certains ont abouti à des crimes, plusieurs études récentes attestent du renforcement de stéréotypes et de préjugés négatifs à l’encontre des populations juives, dont l’école est désormais, parmi d’autres espaces, un terrain d’expression privilégié. Aujourd’hui, l’antisémitisme a plusieurs « sources d’inspiration », recyclant à la fois des mythes du passé qui situent les Juifs dans un champ occulte et malfaisant, et usant dans le même temps de fantasmes plus récents, notamment liés aux développements de l’histoire contemporaine du Proche-Orient et à la réaffirmation de théories conspirationnistes.

          Je tenterai d’abord de poser un regard historique sur ce phénomène ancien et protéiforme, en interrogeant les diverses dénominations, les sources et les constructions à travers le temps et les contextes, puis j’essaierai d’examiner, selon une démarche plus sociologique, ses évolutions notables au cours des dernières décennies. À ce propos, j’insisterai particulièrement sur ses manifestations et sur ses effets au sein de la société française actuelle, avant de livrer quelques considérations qui porteront plus spécifiquement sur la question de l’enseignement et qui s’inscrivent dans une réflexion plus générale sur l’urgente et absolue nécessité d’en limiter l’expression et la propagation.

Vous trouverez ici des notes prises lors de la conférence de Stéphanie Laithier

Stéphanie Laithier est historienne, chargée de recherche et d’étude à l’Institut européen en Sciences des religions (IESR) au sein de l’École Pratique des Hautes Études (Paris). Agrégée d’histoire, elle est également diplômée en études germaniques et diplômée de l’Université hébraïque de Jérusalem.

Ses domaines d’intérêt sont l’histoire et la sociologie du judaïsme, l’histoire du sionisme et d’Israël, l’histoire du conflit israélo-palestinien.

Lundi 20 janvier 2020, à 20H, faculté des Lettres et Sciences Humaines Victor Segalen, 20 rue Duquesne, Brest.