Atelier Hospitalité

PRESENTATION DU THEME : L’HOSPITALITE.

Marie Helene Peray, membre du bureau CREDI 29, présente le thème de l’atelier.

Même si nous avons fait le choix d’aborder l’Hospitalité dans nos différentes spiritualités, nous vous partageons en introduction une réflexion générale sur la définition et le concept d’HOSPITALITE au cours des siècles.

L’HOSPITALITE COMME UN ACTE D’ACCUEIL ET UN DROIT SACRE.

Dans l’antiquité grecque et latine, l’hospitalité est une institution qui constitue un « droit réciproque de trouver logement et protection les uns chez les autres ».

L’hospitalité est un droit sacré que tout le monde est tenu de respecter.

Les hôtes étaient liés par les liens indéfectibles de l’hospitalité.

Le non-respect des lois de l’hospitalité par l’un des hôtes pouvait entraîner des conséquences très graves.

Les lois de l’hospitalité sont valables entre les personnes, les familles, les villes.

Il ne s’agit pas d’une simple politesse, mais d’une institution sociale complexe et d’une obligation morale et religieuse fondamentale.

Au cours des siècles, nous retrouvons aussi ce droit et ces valeurs morales dans d’autres cultures comme nous le verrons au cours des interventions.

L’étymologie du mot hospitalité nous apprend que ce terme est issu du latin hospitalitas, de hospitalis « d’hôte,  hospitalier ».

De même que dans la Grèce antique, la xénia désigne le concept grec d’hospitalité, et, par extension, les présents offerts à un hôte.

C’est aussi un mot ambivalent qui signifie à la fois « l’étranger », « l’invité » et « l’hôte ».

Nous notons aussi que les racines Hospis et xénia ont donné les mots Hostilité et Xenophobie. Ces termes pourront faire l’objet de notre débat sur le point 6 de notre rencontre.

HOSPITALITE, UN SENS EN CASCADE du particulier au général.

Hospitalité, une succession de trois approches ou déclinaisons  dont le sens se recouvre partiellement mais qui s’étagent du particulier au général :

  1 / Première approche : Action individuelle  de recevoir et d’héberger chez soi gracieusement quelqu’un.

C’est une action de l’ordre du don (recevoir, héberger) faite au nom des valeurs de charité, de libéralité (donner largement, sans contrepartie), ou encore d’amitié.

L’hospitalité consiste donc à offrir gracieusement un refuge, un lieu de séjour, à quelqu’un qui en a besoin.

Par rapport à l’Antiquité, aujourd’hui, l’hospitalité n’est plus le fait d’un droit sacré mais plutôt d’une bonne volonté individuelle ou collective.

2 /  deuxième approche : démontre que le terme « hospitalité » peut également servir de qualificatif.

Il désigne dans ce cas, la manière d’être et d’agir d’une personne ou d’un groupe.

On parlera de personne, de ville, ou de pays hospitaliers.

Car il ne s’agit pas simplement d’accueillir des personnes qui en ont besoin, il faut le faire avec générosité, bienveillance, respect, dans la manière d’accueillir et de traiter ses hôtes. (exemple, un peuple connu pour son hospitalité).

3 / troisième approche, l’Asile accordé à quelqu’un, à un groupe, par un pays (Donner l’hospitalité à des réfugiés politiques).

Elle associe les mots « asile » et « hospitalité » et a une dimension politique.

« Asile » vient du latin « asylum » qui veut dire « lieu inviolable ».

A l’origine, « asile » désigne un privilège d’inviolabilité – ou droit d’asile – accordé à certaines personnes ou reconnu à certains lieux (les temples, les lieux de culte, les églises et abbayes).

Cette tradition, d’abord religieuse, a été conservée et élargie lors de la laïcisation de l’Etat.

L’exemple le plus notable est la Convention de Genève de 1951 qui définira un droit d’asile pour les réfugiés et en a fait un droit politique.

 Ces trois déclinaisons de sens, sont intéressantes dans la mesure où elles peuvent nous éclairer sur des aspects différents et complémentaires du mot « hospitalité ».

Elles montrent aussi que toute hospitalité comporte deux faces, selon qu’elle est vécue du côté de celui qui l’offre ou de celui qui la reçoit.

Elle nécessite un déplacement des valeurs et certitudes.

Intervention de Karine Michel
Intervention de Slimane Harrag
Intervention de Marie Hélène Perray

après ces trois interventions un tour de table :

 LES FREINS A L’HOSPITALITE AUJOURD’HUI ?

 « Partout où les étrangers sont rares ils sont bienvenus ; rien ne rend plus hospitalier que de n’avoir pas souvent besoin de l’être : c’est l’affluence des hôtes qui détruit l’hospitalité ». Jean-Jacques Rousseau

Tour de table et partage avec les participants à l’atelier sur les attitudes ou / et paroles qui peuvent être un frein à l’hospitalité ou une porte ouverte vers l’accueil de l’autre : quelsques réflexions.

  • Garder la relation avec le voisin que l’on trouve diffèrent.
  • Faire l’effort de connaitre les habitudes de vie (régime alimentaire)
  • Manque d’écoute (avec les élèves : besoin d’être écoutés)
  • Ce n’est pas la différence qui empêche l’hospitalité, c’est la méconnaissance.
  • Tolérant ou toléré : ces expressions sous entendent un jugement.
  • Importance de découvrir ou non la culture de l’autre.
  • Croire que l’autre peut m’apporter quelque chose.
  • Importance de se déplacer , se décentrer.
  • Eviter les préjugés.
  • Les peurs et la perte de confiance pour accueillir dans un contexte géopolitique anxiogène.
  • Tenir compte de nos limites pour accueillir : nos vies sont faites de nos difficultés et de nos contraintes. Il faut éviter la culpabilité.

Atelier Hospitalité

Dans la suite des ateliers autour de la figure d’Abraham, et dans le même esprit, nous vous proposons un atelier autour de l’Hopitalité dans les trois religions monothéistes.

Cet atelier sera animé par quatre personnes de différentes traditions religieuses. Elles présenteront chacune un regard, des points d’attention sur cette notion d’hospitalité présente dans toutes les traditions. Il y aura un temps d’échange où chacun pourra réagir. Il n’y a pas besoin d’avoir de connaissance particulière, simplement avoir le désir de découvrir les différentes traditions et d’échanger autour de cette notion que tous peuvent partager.

Lien vers les interventions

mercredi 17 mai, de 19H à 21H, au Centre culturel Al Madina, rue Jules Guesde à Brest.

Ateliers Abraham

Credi 29 organise 2 ateliers autour de la figure d’Abraham, dans la Bible et le Coran, mardi 13 mai et mardi 20 mai, de 19H à 21H, au Centre culturel Al Madina, rue Jules Guesde à Brest.

Ces ateliers ont pour objet de donner une vue croisée sur Abraham/Ibrahim considéré comme le père des croyants par les trois religions monothéistes. La 1° rencontre sera centrée sur la confiance en un Dieu unique pour guider les hommes et les femmes. La 2° rencontre sera plus centrée sur l’attitude face à l’épreuve et la double descendance après la mort d’Abraham.

Ils seront animés par Slimane Harrag, aumônier musulman des hopitaux et de la maison d’arrêt, un catholique et une personne de la communauté juive qui parlera d’Abraham dans la thora. Tous trois présenteront donc un regard, des points d’attention sur la figure d’Abraham et il y aura des petits temps d’échange où chacun pourra réagir, poser des questions ou simplement écouter.

Hannah, Simone, Edith…et Thomas

Hannah, Simone, Edith…et Thomas

Un homme et trois femmes

Un moine franco-américain et trois femmes juives philosophes.

Des chemins vers la liberté de l’amour, au-delà des structures patriarcales paralysantes

De la mondanité à l’institution, puis de celle-ci à l’ouverture sans limites.

Au-delà de l’assimilation rassurante, le grand large de la pensée, de l’action militante et de la mystique pour des femmes si différentes. Quelle leçon pour les hommes de l’institution !

De la Grèce à Heidegger, Husserl, Alain…Jaspers. Et la science ouverte sur l’infini.

Des Pères de l’Eglise au Dalaï Lama, au docteur Suzuki, au soufisme, sans négliger les intuitions du marxisme.

Un vent de libération pour les hommes et les femmes de notre temps ! Croyants ou non.

La « question de Dieu » devenue sans objet car la transcendance est au cœur du Réel, que notre humanité explore avec passion.

Les structures institutionnelles patriarcales devenues comme des carcans, générant un conformisme paralysant, opposé à la liberté de l’amour. Contradictoires avec le témoignage christique signant la fin de toute royauté mondaine.

Il a été dépouillé de tous ses vêtements ! « Dieu est nu » (Simon-Pierre Arnold, moine bénédictin).

Le Père « prodigue » a déposé ses prérogatives avant que le fils égaré ne le rejoigne.

Face aux égarements, au cœur même du religieux, des témoins, libres par rapport aux clôtures de celui-ci, à l’image de Charles de Foucauld, abandonnant peu à peu tout signe religieux pour témoigner de la Présence.

Le témoignage de ces femmes juives est encore plus précieux !!

Quelle chance pour notre temps ! Religieux et non-religieux peuvent se parler comme des frères et sœurs, sans référence dogmatique, sans clôture.  Comme les Grecs sur l’agora.

L’amour est toujours un risque ; mais n’est-ce pas ainsi à l’Origine ? Pour la Vie, nouvelle, non possédable, partagée.

 

« Trois femmes dans des temps sombres » de Sylvie Courtine-Denamy

Les œuvres de Simone Weil, Hannah Arendt, Edith Stein. Et Thomas Merton.

Retrouvailles atelier Bible et Coran

Bonjour à toutes et à tous,
Nous avons enfin la possibilité de nous retrouver, mais nous arrivons à la période des vacances, le moment où les activités de l’atelier marquent habituellement une pause jusqu’en septembre/octobre…
Avant cette pause des vacances, nous vous proposons de nous retrouver :
      le Mercredi 30 Juin à 17h30, à la salle des Piverts.
 
Nous pourrons tout d’abord partager ce que nous avons vécu durant ces derniers mois ce que nous vivons maintenant (le présent).
Cet arrêt de nos rencontres nous aura permis de prendre du recul par rapport à nos activités d’avant la pandémie (le passé). Que pouvons-nous en dire, aujourd’hui ?
Enfin, concernant l’avenir, c’est à dire la rentrée de septembre/octobre, quelles pistes pouvons-nous envisager ?
Fraternellement
Bassem, Yves et Philippe

message du comité de pilotage Bible et Coran

Bonjour à toutes et à tous
Nous pouvons enfin nous retrouver après une si longue absence
Le jeudi 24 septembre à 18h30, aux Piverts
Non pas à la salle habituelle qui sera occupée par un autre groupe, mais dans une des deux autres salles
Le programme qui avait été retenu était le suivant :
  • Seconde partie de l’émission d’Arte « Nous, français  musulmans »
Nous avions visionné il y a qq mois les 3 premières parties de l’émission d’Arte du 14 janvier 2020,  sous forme de courtes vidéos ( 7 à 8 minutes chacune ) et ceci avait donné lieu à des débats :
    1. Incompréhension
    2. Crispations
    3. Radicalisation
Nous visionnerons jeudi prochain les 3 dernières parties de cette émission :
    4. CFCM … Islam de France
    5. Laïcité
    6. Pour conclure
En cliquant sur le lien ci-dessous vous aurez accès à ces trois vidéos avant la rencontre : vous pourrez les visionner et, éventuellement, les enregistrer sur votre ordinateur.
  • Thèmes à retenir  pour l’année 2020 – 2021
    Nous choisirons ensemble des thèmes pour cette année. Le COPIL a quelques propositions à vous faire, vous en aurez probablement aussi et nous en débattrons
     
    Nous n’étions pas très nombreux à notre rencontre du 29 juin : une dizaine seulement !
     
                SVP venez nombreux jeudi prochain
    Plusieurs membres de l’atelier ont quitté Quimper, d’autres ont manifesté leur intention d’interrompre leur participation à l’atelier, pour des raisons diverses. Seuls deux musulmans participent actuellement aux rencontres d’une manière régulière…
    Ce serait bon que nous puissions en parler ensemble (y compris avec les éventuels partants)
    SI vous n’êtes pas disponibles jeudi, n’hésitez pas à nous faire vos commentaires par mail
     
    A très bientôt
     
    Fraternellent
     
    Philippe

 

message du comité de pilotage Bible et Coran

Bonjour à toutes et à tous,
Nous allons enfin pouvoir nous retrouver…
Nous vous proposons pour cela de nous rencontrer Lundi prochain 29 Juin à la salle des Piverts, à 18h (la salle a été réservée de 18 à 21 h)
 
Nous aurons bien entendu beaucoup de choses à nous raconter : comment nous avons vécu ce confinement, en positif et négatif… sur le plan matériel et spirituel…
Et puis, nous proposerons à celles et ceux qui le désirent de prier ensemble les deux grandes prières musulmane (la Fatiha, première sourate du Coran) et chrétienne (le Notre Père). Dans les évangiles, les disciples de Jésus lui demandent : « Apprends-nous à prier » et c’est là qu’il leur donne le Notre Père.
Il est bon que nous puissions non seulement connaître la prière de l’autre mais aussi « entrer » dans la prière de l’autre.
Enfin, nous choisirons ensemble la date et le thème de notre rencontre de rentrée, en septembre.
Merci à celles et ceux qui désirent participer à cette rencontre de m’en informer, par retour de courrier
Fraternellement,
Philippe, pour le Copil : Bassem, Hakim et Yves

Bible et Coran : message du Comité de Pilotage

Bonjour à toutes et à tous
Je vous transmets ce message reçu de Bassem :
Un grand merci de ma part et au nom de la communauté musulmane pour l’ensemble des membres de l’atelier, pour ce geste généreux . que dieu vous bénisse et vous récompense.
Fraternellement
Bassem
Pour l’instant, l’interdiction de rassemblements de plus de 10 personnes ne nous permet pas encore de nous retrouver.
Attendons le mois de Juin ! Si la règle s’assouplit nous pourrons peut-être organiser une rencontre pour échanger – au gré de chacun – ce que nous avons vécu et ce que nous aimerions faire l’an prochain.
Sinon, il serait possible de nous retrouver sur Internet.
Par exemple, le Copil pourrait adresser un mail à tous les membres de l’atelier. Chacun(e) serait invité à répondre – s’il le désire – en adressant sa réponse à tous (et pas seulement à l’auteur du message initial).
Dans un deuxième temps il nous serait possible de réagir aux réponses qui auront été faites par les uns et les autres…
En raison de notre nombre je ne vois pas très bien comment nous pourrions nous retrouver sur Skype ou Zoom.
Si vous avez d’autres idées sur la façon dont nous pourrions nous retrouver « virtuellement » n’hésitez pas à nous les partager.
En attendant, le 24 mai est tout proche, profitons-en pour adresser nos  meilleurs vœux de l’AÏd à tous les musulmans que nous connaissons, à l’atelier – bien sûr – mais aussi partout dans le monde. Nous pensons en particulier à Mehmet qui nous avait rejoint en ce début de Ramadan
Fraternellement
Yves et Philippe

une lecture du Notre Père. Notes prises au cours de la rencontre du 13 février 2020

Pardon sliha :

pardonner : purifier, laver, justifier, aspect positif de réconciliation

aussi : dettes

Dieu est jaloux mais pardonne, Il remet la dette

Nb14.19 : Pardonne l’iniquité de ce peuple, selon la grandeur de ta miséricorde, comme tu as pardonné à ce peuple depuis l’Égypte jusqu’ici.

Nb14.20 : Et l’Éternel dit: Je pardonne, comme tu l’as demandé.

Ex20.5 : Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,

Ex20.6 : et qui fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.

Ex 32.30 : Le lendemain, Moïse dit au peuple: Vous avez commis un grand péché. Je vais maintenant monter vers l’Éternel: j’obtiendrai peut-être le pardon de votre péché.

Le Dieu Saint révèle Sa sainteté par la justice

Is 5.16 : L’Éternel des armées sera élevé par le jugement, Et le Dieu saint sera sanctifié par la justice.

Israël doit reconnaître son iniquité :

Jr 3.12,13, 14, 15 :  Va, crie ces paroles vers le septentrion, et dis: Reviens, infidèle Israël! dit l’Éternel. Je ne jetterai pas sur vous un regard sévère; Car je suis miséricordieux, dit l’Éternel, Je ne garde pas ma colère à toujours. Reconnais seulement ton iniquité, Reconnais que tu as été infidèle à l’Éternel, ton Dieu, Que tu as dirigé çà et là tes pas vers les dieux étrangers, Sous tout arbre vert, Et que tu n’as pas écouté ma voix, dit l’Éternel.
Revenez, enfants rebelles, dit l’Éternel; Car je suis votre maître. Je vous prendrai, un d’une ville, deux d’une famille, Et je vous ramènerai dans Sion.
Je vous donnerai des bergers selon mon coeur, Et ils vous paîtront avec intelligence et avec sagesse.

Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais veut sa conversion (retour téchouva) :

Ez18.23 : Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive?

Car ses voies ne sont pas nos voies et ses pensées dépassent nos pensées

Is55.7,8,9 :

Que le méchant abandonne sa voie, Et l’homme d’iniquité ses pensées; Qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui, A notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner.
Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, Dit l’Éternel.
Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, Et mes pensées au-dessus de vos pensées.

C’est pourquoi la prière des Psalmistes est confiante

Ps32,5 : Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité; J’ai dit: J’avouerai mes transgressions à l’Éternel! Et tu as effacé la peine de mon péché. –

Ps78,38 : Toutefois, dans sa miséricorde, il pardonne l’iniquité et ne détruit pas; Il retient souvent sa colère et ne se livre pas à toute sa fureur.

Dieu recrée le pécheur, le purifie et comble son cœur

Ps 51.9,10 :  Détourne ton regard de mes péchés, Efface toutes mes iniquités.
O Dieu! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.

Dieu est le Père qui pardonne à ses enfants :

Ps103.3 14 : C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies;
C’est lui qui délivre ta vie de la fosse, Qui te couronne de bonté et de miséricorde;
C’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle.
L’Éternel fait justice, Il fait droit à tous les opprimés.
Il a manifesté ses voies à Moïse, Ses oeuvres aux enfants d’Israël.
L’Éternel est miséricordieux et compatissant, Lent à la colère et riche en bonté; 103.9
Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas sa colère à toujours;
Il ne nous traite pas selon nos péchés, Il ne nous punit pas selon nos iniquités.
Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent;
Autant l’orient est éloigné de l’occident, Autant il éloigne de nous nos transgressions.
Comme un père a compassion de ses enfants, L’Éternel a compassion de ceux qui le craignent.

Après l’Exil on implore Dieu

Ne. 9.17 : ils refusèrent d’obéir, et ils mirent en oubli les merveilles que tu avais faites en leur faveur. Ils raidirent leur cou; et, dans leur rébellion, ils se donnèrent un chef pour retourner à leur servitude. Mais toi, tu es un Dieu prêt à pardonner, compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et tu ne les abandonnas pas,

Dn 9.4’10 : Je priai l’Éternel, mon Dieu, et je lui fis cette confession: Seigneur, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui fais miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements!
Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons été méchants et rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances.
Nous n’avons pas écouté tes serviteurs, les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos pères, et à tout le peuple du pays.
A toi, Seigneur, est la justice, et à nous la confusion de face, en ce jour, aux hommes de Juda, aux habitants de Jérusalem, et à tout Israël, à ceux qui sont près et à ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés à cause des infidélités dont ils se sont rendus coupables envers toi.
Seigneur, à nous la confusion de face, à nos rois, à nos chefs, et à nos pères, parce que nous avons péché contre toi.
Auprès du Seigneur, notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous avons été rebelles

et Dieu est toujours prêt à pardonner

Jl, 2.12,13,14 : Maintenant encore, dit l’Éternel, Revenez à moi de tout votre coeur, Avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations!
Déchirez vos cœurs et non vos vêtements, Et revenez à l’Éternel, votre Dieu; Car il est compatissant et miséricordieux, Lent à la colère et riche en bonté, Et il se repent des maux qu’il envoie.

Le Livre de la Sagesse chante le Dieu qui aime tout ce qu’il a fait et qui a pitié de tous
, qui ferme les yeux sur les péchés des hommes afin qu’ils se repentent mais qui leur rappelle en quoi ils pèchent afin qu’ils croient en lui  Sg 11,23-12,2). Il manifeste qu’Il est le Tout Puissant dont c’est le propre de pardonner

Sg11,23,24  : Mais Tu as pitié de tous parce que Tu peux tout, Tu fermes les yeux sur le péché des hommes, pour qu’ils se repentent, Tu aimes en effet tout ce qui existe et Tu n’as de dégout pour rien de ce que Tu as fait

La Loi met les limites à la vengeance et à la rancune envers le prochain Ex 21,25 (œil pour œil etc.)

Lv19.17,18 : Tu ne haïras point ton frère dans ton coeur; tu auras soin de reprendre ton prochain, mais tu ne te chargeras point d’un péché à cause de lui.
Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel.

Le Sage Ben Sira a médité ses prescriptions il a découvert le lien qui unit le pardon accordé par l’homme à son semblable au pardon qu’il demande à Dieu :

Si 27,30 : Pardonne à tes prochains ses torts ; alors à tes prières tes péchés te seront remis. Si un homme nourrit de la colère contre un autre, comment peut-il demander à Dieu la guérison. ? Pour un homme son semblable, il est sans compassion et il prierait pour ses propres fautes ?

La Sagesse rappelle au juste que dans ses jugements il doit prendre comme modèle la miséricorde de Dieu

Sg12-19,22 : et quand nous sommes jugé nous comptons sur la miséricorde

NT

La Sagesse et le Siracide ont inspirés Jésus ; Jésus reprendra  le thème : Dieu ne peut pardonner à celui qui ne pardonne pas et que pour demander le pardon de Dieu, il faut pardonner à son prochain

Lc7.41,43 : Jésus prit la parole et lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. Maître, parle, répondit-il. Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante. Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ? Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as bien jugé.

Avant Jésus Jean Le Baptiste attend  la rémission de péchés il  prèche un baptème qui  en est la condition : Faites pénitence faute de quoi celui qui vient vous baptisera dans le feu, pour lui, ce feu est celui de la colère et du Jugement

Mt3.5-6 :Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui; et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain.

Les disciples de Jésus veulent faire tomber le feu du ciel sur ceux qui refusent de recevoir le Maitre :

Lc 9.52,54 : Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu’il se dirigeait sur Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?

Jésus invite les pécheurs à se convertir et à croire

Mc 1.15 : Il (Jésus) disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.

Jésus est envoyé par son Père non en juge mais en sauveur

Jn3.17,18 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

pourtant :

Lc12.49,53 :  Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu’il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais la division. Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois ; le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère.

Jésus rappelle l’importance de chaque Homme,

Lc15 (parabole de la brebis perdue)

Mc 2.5 : Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés sont pardonnés.

Jn 5.24 : En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

Pour la rémission des péchés Jésus va jusqu’au sacrifice de sa vie

Lc 23.34 : Jésus prie et dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort.

Symbolique du pain et du vin et du sang

Mc14.24 : Et il leur dit: Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs.

Par son sang il purifie et lave les fautes

1 Jn 1.7 : Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.

Ap 1.5 : et de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre! A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,

Le Pardon passe par les hommes ????

Ressuscité Jésus donne aux Apôtres le pouvoir de remettre les péchés

Jn 20.23 : Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

Mt16.19 : Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

Premier pardon : par le baptème

Mt 28.18,19 : Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

Mc 16.16 : Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.

Act 2.38,39 : Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

Les Apôtres prêchent sur l’amour divin qui par Jésus sauve et sanctifie (Rm5-1,11)

une lecture du Notre Père. Notes prises au cours de la rencontre du 23 janvier 2020

« Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour’

A.T

Première notion de pain : au jardin d’EDEN

Melchisedeck qui offre le pain et le sel

La veuve de Seraphta

Les pains aux Propositions dans le Temple

Miettes pain de Job

Bénédictions Jour du Shabbath

transformation du travail de la terre, le blé, en farine, en pain, travail de l’homme

 

NT

Repas cène de Jésus

Les disciples d’Emmaus

Importance du repas partagé, de la fraction du pain

de la Cène et de l’Eucharistie pour les chrétiens, rite aussi chez les orthodoxes

 

Donne nous notre pain de ce jour :

cela peut vouloir dire : je vous demande ce pain, cette nourriture, pour être capable de faire votre volonté.

Cela  nourrit notre Espérance.

Nous avons échangé sur la façon de partager le pain dans nos différentes églises

ou à la synagogue.

Nous nous sommes souvenus de l’histoire du roi David qui, pour nourrir ses compagnons, transgressa  la loi du shabbat.