Atelier Hospitalité

PRESENTATION DU THEME : L’HOSPITALITE.

Marie Helene Peray, membre du bureau CREDI 29, présente le thème de l’atelier.

Même si nous avons fait le choix d’aborder l’Hospitalité dans nos différentes spiritualités, nous vous partageons en introduction une réflexion générale sur la définition et le concept d’HOSPITALITE au cours des siècles.

L’HOSPITALITE COMME UN ACTE D’ACCUEIL ET UN DROIT SACRE.

Dans l’antiquité grecque et latine, l’hospitalité est une institution qui constitue un « droit réciproque de trouver logement et protection les uns chez les autres ».

L’hospitalité est un droit sacré que tout le monde est tenu de respecter.

Les hôtes étaient liés par les liens indéfectibles de l’hospitalité.

Le non-respect des lois de l’hospitalité par l’un des hôtes pouvait entraîner des conséquences très graves.

Les lois de l’hospitalité sont valables entre les personnes, les familles, les villes.

Il ne s’agit pas d’une simple politesse, mais d’une institution sociale complexe et d’une obligation morale et religieuse fondamentale.

Au cours des siècles, nous retrouvons aussi ce droit et ces valeurs morales dans d’autres cultures comme nous le verrons au cours des interventions.

L’étymologie du mot hospitalité nous apprend que ce terme est issu du latin hospitalitas, de hospitalis « d’hôte,  hospitalier ».

De même que dans la Grèce antique, la xénia désigne le concept grec d’hospitalité, et, par extension, les présents offerts à un hôte.

C’est aussi un mot ambivalent qui signifie à la fois « l’étranger », « l’invité » et « l’hôte ».

Nous notons aussi que les racines Hospis et xénia ont donné les mots Hostilité et Xenophobie. Ces termes pourront faire l’objet de notre débat sur le point 6 de notre rencontre.

HOSPITALITE, UN SENS EN CASCADE du particulier au général.

Hospitalité, une succession de trois approches ou déclinaisons  dont le sens se recouvre partiellement mais qui s’étagent du particulier au général :

  1 / Première approche : Action individuelle  de recevoir et d’héberger chez soi gracieusement quelqu’un.

C’est une action de l’ordre du don (recevoir, héberger) faite au nom des valeurs de charité, de libéralité (donner largement, sans contrepartie), ou encore d’amitié.

L’hospitalité consiste donc à offrir gracieusement un refuge, un lieu de séjour, à quelqu’un qui en a besoin.

Par rapport à l’Antiquité, aujourd’hui, l’hospitalité n’est plus le fait d’un droit sacré mais plutôt d’une bonne volonté individuelle ou collective.

2 /  deuxième approche : démontre que le terme « hospitalité » peut également servir de qualificatif.

Il désigne dans ce cas, la manière d’être et d’agir d’une personne ou d’un groupe.

On parlera de personne, de ville, ou de pays hospitaliers.

Car il ne s’agit pas simplement d’accueillir des personnes qui en ont besoin, il faut le faire avec générosité, bienveillance, respect, dans la manière d’accueillir et de traiter ses hôtes. (exemple, un peuple connu pour son hospitalité).

3 / troisième approche, l’Asile accordé à quelqu’un, à un groupe, par un pays (Donner l’hospitalité à des réfugiés politiques).

Elle associe les mots « asile » et « hospitalité » et a une dimension politique.

« Asile » vient du latin « asylum » qui veut dire « lieu inviolable ».

A l’origine, « asile » désigne un privilège d’inviolabilité – ou droit d’asile – accordé à certaines personnes ou reconnu à certains lieux (les temples, les lieux de culte, les églises et abbayes).

Cette tradition, d’abord religieuse, a été conservée et élargie lors de la laïcisation de l’Etat.

L’exemple le plus notable est la Convention de Genève de 1951 qui définira un droit d’asile pour les réfugiés et en a fait un droit politique.

 Ces trois déclinaisons de sens, sont intéressantes dans la mesure où elles peuvent nous éclairer sur des aspects différents et complémentaires du mot « hospitalité ».

Elles montrent aussi que toute hospitalité comporte deux faces, selon qu’elle est vécue du côté de celui qui l’offre ou de celui qui la reçoit.

Elle nécessite un déplacement des valeurs et certitudes.

Intervention de Karine Michel
Intervention de Slimane Harrag
Intervention de Marie Hélène Perray

après ces trois interventions un tour de table :

 LES FREINS A L’HOSPITALITE AUJOURD’HUI ?

 « Partout où les étrangers sont rares ils sont bienvenus ; rien ne rend plus hospitalier que de n’avoir pas souvent besoin de l’être : c’est l’affluence des hôtes qui détruit l’hospitalité ». Jean-Jacques Rousseau

Tour de table et partage avec les participants à l’atelier sur les attitudes ou / et paroles qui peuvent être un frein à l’hospitalité ou une porte ouverte vers l’accueil de l’autre : quelsques réflexions.

  • Garder la relation avec le voisin que l’on trouve diffèrent.
  • Faire l’effort de connaitre les habitudes de vie (régime alimentaire)
  • Manque d’écoute (avec les élèves : besoin d’être écoutés)
  • Ce n’est pas la différence qui empêche l’hospitalité, c’est la méconnaissance.
  • Tolérant ou toléré : ces expressions sous entendent un jugement.
  • Importance de découvrir ou non la culture de l’autre.
  • Croire que l’autre peut m’apporter quelque chose.
  • Importance de se déplacer , se décentrer.
  • Eviter les préjugés.
  • Les peurs et la perte de confiance pour accueillir dans un contexte géopolitique anxiogène.
  • Tenir compte de nos limites pour accueillir : nos vies sont faites de nos difficultés et de nos contraintes. Il faut éviter la culpabilité.

Dialogue islamo-chrétien, l’itinéraire d’un islamologue, Louis Massignon

Conférence débat :

« A la rencontre de l’Islam, l’itinéraire de Louis MASSIGNON ».

En 1954, à l’orée de la guerre d’Algérie, Louis MASSIGNON fait le rapprochement entre le pardon breton des Sept Saints au Vieux Marché (Côtes d’Armor) et la légende des Sept Dormants d’Ephèse que l’on retrouve dans le Coran, (Sourate 18 dite « des gens de la Caverne »). Chrétien fervent, amoureux de la mystique musulmane, et militant pour une paix sereine des deux côtés de la Méditerranée, il fut à l’origine de l’ouverture de ce pardon breton à des hôtes musulmans, et à toute personne engagée pour la paix. Le pardon des sept Saints, pélerinage islamo-chrétien, a lieu tous les ans à la fin du mois de juillet au Vieux Marché (22).

Cette soirée un peu particulière débutera par un film sur Louis Massignon, « Le voeu et le destin » (produit par STELLA PRODUCTIONS et KTO TV) en présence du réalisateur Grzegorz TOMCZAK et se poursuivra par l’intervention de Bérengère MASSIGNON, petite fille de Louis Massignon, et de Jean MONCELON.

Bérengère  MASSIGNON est docteure en sociologie de l’École pratique des Hautes Études (EPHE), et chargée de cours à l’UCO d’Angers. Elle a travaillé auprès du conseiller pour les affaires religieuses du Quai d’Orsay.

Jean  MONCELON est Docteur ès Lettres. Il est spécialiste de Louis  MASSIGNON, auteur de la première biographie de Louis  MASSIGNON.

Grzegorz TOMCZAK est cinéaste franco-polonais, diplômé de l’École de Lodz, réalisateur de nombreux documentaires d’auteur primés dans des festivals internationaux.

Avec le soutien de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO)

Vous trouverez ICI  un lien vers le compte rendu de cette soirée

Jeudi 11 juin 2026, 19H30 à 22H, faculté des Lettres et Sciences Humaines  Victor Segalen, 20 rue Duquesne, 29200 Brest.

Tram ligne A : arrêt liberté; ligne B : arrêt CHU Morvan – Bus ligne D : arrêt Hotel de Ville.

Cette conférence est ouverte à tous, n’hésitez pas à en parler et la faire connaître autour de vous.

La fin de l’antijudaïsme chrétien. L’église catholique et les Juifs de la Révolution française au Concile Vatican II, de Philippe Chenaux

La fin de l’antijudaïsme chrétien. L’église catholique et les Juifs de la Révolution française au Concile Vatican II, de Philippe Chenaux
Paris, Editions du Cerf, 2023, 306p.
Recension par André Roussseau

Si ce livre atteint un large public, comme le souhaite l’auteur – et l’on se joint sans réserve à ce vœu – plus d’un lecteur y trouvera un guide très sûr pour réaliser une anamnèse critique de ce que la culture catholique et peut être sa propre éducation religieuse, ont véhiculé en matière de mépris des Juifs et du Judaïsme.

Le livre est construit selon un double découpage chronologique et géographique où France, Italie et Allemagne jouent les premiers rôles. Le point d’inflexion historique majeur se situe entre les deux guerres mondiales, sous le pontificat de Pie XI. Le récit commence au XVIIème siècle, car les Lumières ont posé la première pierre de « l’émancipation » des juifs, à rebours de l’antijudaïsme catholique dont l’abbé Grégoire aux positions complexes est une exception remarquable (p.26-30). Si l’antisémitisme socio-politique s’est poursuivi et demeure actuel, l’antijudaïsme catholique attendra le 28 octobre 1965 pour être répudié et clos, en principe, par un texte du Concile Vatican II : Nostra Aetate.

L’épilogue du livre dit clairement le cœur du problème ; comment s’est argumentée puis imposée la nécessité de rompre avec l’idée que « les Juifs déicides » pouvaient bien être protégés de la vengeances des chrétiens, tout en les empêchant d’influencer ceux-ci, par de vigoureuses mesures de marginalisation sociale et de stigmatisation religieuse. Cette doctrine du « double protectorat » écrite par le Concile Latran IV en 1215, ne fut pas remise en cause par la politique d’émancipation adoptée sous l’influence de la Révolution française ; dans la pensée catholique majoritaire, la seule solution fut constamment de convertir les Juifs et de prier du bout des lèvres pour que soit pardonnée leur « perfidie ». L’antisémitisme exacerbé du XXème siècle, ne fut que discrètement blâmé et condamné, même si le nazisme le fut.

L’auteur montre clairement que l’antijudaïsme chrétien et l’antisémitisme se sont croisés et conjugués ainsi que l’illustre, en France, l’histoire du quotidien La croix. Le double titre de l’ouvrage renvoie d’ailleurs à la complexité de son objet. Un « avant-propos » et un « prologue » ne sont pas de trop pour préciser dans le premier qu’il s’agit des « relations entre l’Eglise catholique et les juifs » et dans le second, pour insister : « L’antijudaïsme chrétien remonte aux origines mêmes de l’Eglise ». Et lorsqu’on achève la lecture des 30 pages consacrées aux positions adoptées par le Concile Vatican II, on se dit que ce dixième du livre, est inversement proportionnel à son importance historique, mais qu’il reflète toutefois fidèlement l’histoire, notamment dans les difficultés rencontrées par les promoteurs de ce texte pour le faire enfin admettre.  Dans les faits, ce sont des individualités et des réseaux qui, avec ténacité, ont cherché à débarrasser la « conscience chrétienne » et les comportements des catholiques de leur antijudaïsme, mais ils se sont heurtés depuis la Révolution française et encore au XXème siècle, au soupçon et à l’hostilité de Rome, et bien sûr à ses méthodes très efficaces de marginalisation. On trouvera à la fin du livre un précieux ensemble de notices biographiques des principales personnalités en question.

Une observation de l’antijudaïsme catholique amène à comprendre comment s’est construit un type d’identité chrétienne sûre de sa vérité, et quelle audace il fallait à Jacques Maritain et ses amis philosémites pour dénoncer dans l’antisémitisme un véritable « antichristianisme » (p.133). Certes, Nostra Aetate est un texte conciliaire voté à une forte majorité, mais l’auteur montre combien, jusqu’au dernier moment, des réflexes ataviques ont pesé sur la fermeté de ses orientations. Le fait qu’il y soit aussi question des autres religions que le judaïsme prouve bien que l’enjeu est de nature identitaire, de même que les objections de la minorité de 1965 et que ce texte soit toujours un épouvantail pour les intégristes.

La mise au point qu’en connaisseur l’auteur apporte sur les paroles et les gestes de Pie XII concernant la persécution des juifs, ne va pas clore la polémique militante. Se limitant à ce que permettent de dire les archives, elle fait avec justesse la part de la prudence politique dans cette attitude, en entendant bien sûr le terme au sens de l’art incertain de peser les conséquences d’un choix imparfait, surtout quand il implique la responsabilité des autres.

André Rousseau

La laïcité en débats

Conférences de Credi 29 : Credi 29 vous invite à la prochaine conférence de :

Pierre KAHN

La laïcité en débats

En regard des débats qui ont accompagné la mise en place de la laïcité en France, dans l’école d’abord (années 1880), puis, en 1905, avec la séparation de l’Église et de l’État, la situation actuelle de la laïcité est assez inédite. À la fin du XIXe siècle, au début du XXe, l’existence même d’une école laïque, d’un État laïque, était loin de faire consensus, et les adversaires politiques de la laïcité étaient nombreux et puissants. Aujourd’hui, il n’y a plus guère de partis ou de mouvements politiques pour contester le principe de laïcité. On se bousculerait même plutôt pour le défendre. Mais s’il y a consensus sur le principe, il y a dissensus sur son sens.

Tout le monde veut la laïcité, mais tout le monde ne veut pas la même. Ainsi, entre les partisans d’une laïcité porteuse d’un projet émancipateur global, méfiants à l’égard de l’ostentation religieuse, faisant de la neutralité la vertu laïque cardinale d’une part, et d’autre part les tenants d’une laïcité libérale, soucieuse de limiter le rôle de l’État dans la définition des convictions socialement acceptables, et ne faisant de la neutralité qu’un moyen au service de la liberté de conscience, les différences sont profondes et les oppositions réelles.

Formulée en ces termes, l’opposition est sans doute un peu trop schématique et entre le pôle plus « républicain » et le pôle plus « libéral » de la laïcité, bien des nuances peuvent exister. Mais la laïcité n’en reste pas moins aujourd’hui l’objet de compréhensions multiples et différentes. La question se pose donc : entre ces différentes approches, quelle laïcité est-il préférable de vouloir ? En faveur de laquelle pencher et selon quels critères ?

Pierre KAHN est philosophe et historien. Professeur des universités émérite à l’université de Caen. 
 Auteur de « Quelle laïcité voulons-nous ? Essai sur la laïcité et ses possibles. » ESF 2023

Avec le soutien de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO)

Vous trouverez ici un lien vers des notes prises lors de sa conférence

MARDI 24 MARS à 20H

Loi de Dieu et liberté des hommes : vieux problème et question pour aujourd’hui

Conférences de Credi 29 : Credi 29 vous invite à la prochaine conférence de :

Jean Louis Schlegel

Loi de Dieu et liberté des hommes :

vieux problème et question pour aujourd’hui

Sous ce titre, « Loi de Dieu et liberté des hommes », Jean-Louis Schlegel a publié en 2003 une réflexion qu’il se propose de replacer dans notre contexte politique et religieux.

1 – Faut-il se désoler que des courants fondamentalistes ou « intégristes » dénoncent l’autonomie morale conquise par la modernité ? Ou au contraire faut-il se réjouir du retour de la question du sens ? Mais entendre que « le christianisme est la foi de l’Amérique »  et voir ce qui s’en suit oblige sans doute à reconsidérer le problème.

2 – Critique de la modernité et « retour du religieux » : s’agit-il de pseudo remèdes à la crise de la pensée politique ? Quelle politique revient quand la religion s’en va ? et inversement…

3 – Et l’équilibre que par exemple, la démocratie française pense avoir trouvé il y a 120 ans, peut-il faire l’économie d’une réflexion sur les changements locaux et internationaux intervenus depuis et brûlants aujourd’hui.

Avec le soutien de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO)

Jean-Louis Schlegel est philosophe et sociologue des religions, a été éditeur aux Éditons du Seuil et rédacteur en chef de la revue Esprit.

Notes prises lors de la conférence

MARDI 27 JANVIER à 20H – à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines Victor Segalen, 20 rue Duquesne à Brest. 

Europe et religions

Conférences de Credi 29 : Credi 29 vous invite à la prochaine conférence de :

Bernard Poignant

Europe et Religions

Comment les institutions européennes, depuis les fondateurs, considèrent-t-elles les religions ?
Et quelles relations entretiennent-elles avec elles ?
La pluralité religieuse a semblé, il y a quelques années, peu compatible avec l’idée d’inscrire les « racines chrétiennes » dans la constitution de l’Union…
Actuellement une supposée islamisation de l’Europe est un sujet qui revient, dont on voit qu’il influence les électeurs. Quelle est l’attitude et la réflexion du parlement européen sur l’islam ?
Dans le vote, catholiques, protestants et musulmans se différencient-ils ? si du moins la chose est mesurée ..
Aujourd’hui, loin des idées généreuses qui ont présidé à sa construction, le ciment européen semble devenu à dominante économique…

Bernard POIGNANT est agrégé d’histoire, ancien maire de Quimper, ancien parlementaire européen.

Avec le soutien de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO)

MARDI 16 décembre à 20H – à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines Victor Segalen, 20 rue Duquesne à Brest. 

Extrait des notes prises lors de sa conférence

Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2026

Chaque année, le principal temps fort œcuménique demeure la « Semaine de prière pour l’unité chrétienne » qui, depuis 1908, rassemble des chrétiens de toutes confessions en janvier, pour 2026 du 18 au 25 janvier.

Le thème de 2026 : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance. »

Cette année, les prières et réflexions pour la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens ont été préparées par les fidèles de l’Église apostolique arménienne, avec leurs frères et sœurs de l’Église catholique et des Églises évangéliques arméniennes.

Dans le Finistère plusieurs célébrations oecuméniques ont lieu :

Brest
Église Saint-Marc, lundi 19 janvier, à 20 h, célébration œcuménique.
Temple protestant, mercredi 21 janvier, à 18 h, temps de prière.
Église Saint-Sauveur
, vendredi 23 janvier, à 17 h, vêpres orthodoxes.
Temple protestant
, vendredi 23 janvier, à 20 h, veillée Taize.

Quimper
Temple rue de Kergariou, samedi 17 janvier à 18H30, célébration œcuménique.
Chapelle de Cuzon, samedi 24 janvier à 18H30, vêpres orthodoxes.
Eglise de Locmaria
, place Bérardier, dimanche 25 janvier à 18H30, messe.

Morlaix
Centre Jean Paul 2, Mercredi 21 janvier 20h00, célébration de l’Unité des Chrétiens, suivi d’un verre de l’amitié.

Islam et laïcité, avec Ghaleb Bencheikh

Mardi 27 mai 2025, Credi 29 a organisé avec le soutien de l‘UBO, une conférence de Ghaleb Bencheikh intitulée « Islam et laïcité ». Ghaleb Bencheikh est membre du Conseil des Sages de la laïcité et des valeurs de la République, islamologue, et président de la Fondation de l’Islam de France (FIF). Il est également producteur de l’émission « Questions d’Islam » sur France Culture.

L’assistance a été très intéressée par l’exposé très clair, argumenté de Ghaleb Bencheikh qui s’est attaché à déconstruire le mythe de l’incompatibilité structurelle de l’islam avec la laïcité. Pour lui, la loi est produite par la raison humaine pour « gérer la cité », elle s’applique aux hommes et la respecter s’impose à tous pour leur bien-être et permettre une vie apaisée. Il fait sienne la phrase d’Aristide Briand « c’est la loi qui garantit le libre exercice de la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dicter la loi » et y ajoute que, en cas de conflit pour la vie commune, « la loi prime toujours la foi ». Pour lutter contre le radicalisme entretenu par certains courants de l’islam, il prône une réponse éducative et culturelle pour renouer avec l’humanisme et un avenir de paix et de fraternité pour tous les hommes.

Notes prises lors de la conférence

Une belle conférence de trois aumôniers aux JO 2024 avec Credi 29 et l’UBO

Mardi 29 avril, Credi 29, avec le soutien de l’UBO, a présenté  la conférence de trois aumôniers des JO 2024, James Hayes, Najat Benali, Moshe Lewin. La chaleur et la complicité de leurs échanges, le soutien mutuel, ont montré qu’au-delà de leurs différences, les religions peuvent être facteur de paix lorsqu’elles sont portées par des personnes d’écoute et de dialogue. Nous avons vu ce qu’est l’interreligieux en acte, un espace de fraternité. Nous avons été témoins de leur persévérance pour vaincre les réserves du CIO, dans le pays de la laïcité et pouvoir offrir leur soutien spirituel à tous les athlètes qui le souhaitent, comme le stipule la charte olympique. Cette entente exemplaire, dont nous avons pu ressentir toute la profondeur et la solidité, était très émouvante, facteur d’espoir dans l’avenir.

Islam et Laïcité

Conférences de Credi 29 : Credi 29 vous invite à la prochaine conférence de :

Ghaleb BENCHEIKH

Islam et laïcité

L’incompatibilité structurelle irréductible entre Islam et laïcité est l’un des plus préjugés les plus répandus et les plus tenaces.

Cette conférence permettra d’interroger les fondements historiques et sociologiques de cette assertion : quelle est la spécificité islamique dans le cadre des relations entre le politique et le religieux à travers les époques et jusqu’à nos jours. Ce sera aussi l’occasion de définir les critères de la modernité politique et intellectuelle que la pensée théologique islamique doit reconnaître afin d’entreprendre son aggiornamento.

Autant d’éléments qui pourront ouvrir le débat sur des perspectives d’avenir pour la nation française.

Ghaleb Bencheikh est islamologue et président de la Fondation de l’Islam de France (FIF). Il est membre du Conseil des sages de la laïcité. Il est également producteur de l’émission « Questions d’Islam » sur France Culture.

Avec le soutien de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO)

MARDI 27 MAI à 20H – à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines Victor Segalen, 20 rue Duquesne à Brest.