“ Entre « je » et « nous », comment restaurer le lien social ? ”

Propos

La crise du Covid 19 a révélé, par défaut et par l’absurde, combien le lien social était la richesse première de nos sociétés. Ce lien constitue le socle de nos activités économiques, le catalyseur du sentiment d’identité et d’appartenance à la nation, la source de notre capacité politique à nous projeter vers l’avenir et à imaginer un destin commun. Si cette base vient à manquer, manque alors la matière première de toutes nos élévations, de nos engagements envers les institutions, qui expriment en retour le sens de notre existence collective. Le lien social, tout le monde en conviendra, est aujourd’hui sous tension. La crise sanitaire en a avivé la perception, mais sa dégradation ne date pas d’hier…

Dans le temps long, au sein des sociétés occidentales, la crise du lien social peut se comprendre comme une tension qui résulte de la divergence croissante entre les dimensions politique et économique. Depuis l’avènement des sociétés libérales – qui ménagent une certaine autonomie de la société vis-à-vis des structures de pouvoir, les interactions humaines sont réglées par deux types de structures pourvoyeuses d’organisation et de sens : les institutions et le marché. Les institutions déploient des structures verticales afin de stabiliser les relations de confiance développées au sein d’un groupe. Elles produisent de l’unité, de l’identité collective, situant les individus dans la sphère du « sens ». Le marché, lui, met en contact ses acteurs, dans le temps et dans l’espace, autour d’une activité d’échange – qu’il s’agisse de biens matériels ou symboliques. Par sa structure horizontale, le marché produit de la richesse, de la diversité, du renouvellement et de l’innovation. Le gain, pour l’individu, se situe dans la satisfaction des besoins et des désirs.

Organisation, sens, besoin ou désir : jusqu’ici nos sociétés maintenaient ces différents curseurs dans un horizon commun. Si l’on conçoit le lien social comme le point à la croisée de ces deux tenseurs, l’institution et le marché, le sens et la satisfaction, le vertical et l’horizontal, il devient clair que ces deux perspectives divergent aujourd’hui de manière radicale. Economiquement nous sommes devenus des « clients globaux », happés par la globalisation, la marketisation de tous les biens, la dérégulation de toutes les « frontières » — constitutives des Etats-nations, alors que politiquement nous vivons toujours au sein de ces Etats-nations, dont nous attendons toujours qu’ils soient pourvoyeurs d’identité, de vivre ensemble, et providents en matière de justice (garants de liberté, d’égalité, de droits et de services).

La divergence accélérée entre les logiques, qui sont aussi deux manières de s’insérer dans le monde, écartèlent l’individu en une tension de plus en plus difficile à surmonter. Confusion supplémentaire : le modèle du marché est si fort, culturellement, qu’on l’applique désormais à tous les secteurs de la vie, à toutes les analyses, y compris aux idéaux « verticaux » garants du politique et du sens collectif. La dérégulation générale de l’information accentue le phénomène. Nous nous épuisons donc à échanger, tout contre tout, et nous n’y trouvons plus guère de signification. La crise du lien social se dédouble en crise du « sens » …

Les risques potentiels, sur le plan politique, sont innombrables. C’est le populisme, perversion de la souveraineté populaire. C’est l’impatience de l’individu, dont l’extension de la frénésie consumériste détruit la vertu civique, la capacité à accepter le temps du projet, la patience et la confiance. C’est aussi l’idéologie prométhéenne des nouvelles technologies ou des réseaux sociaux qui, en favorisant les bulles cognitives et le désapprentissage de toute conversation contradictoire argumentée, sapent l’idéal d’un débat public démocratique. Last but not least, l’arène médiatique est actuellement saturée par l’émergence de contrediscours totalement opposés à notre culture politique commune et à ce qui faisait consensus sur le lien social…

Ce consensus, issu des Lumières et des promesses de l’Etat-nation, c’était l’universalisme. Dans une
dynamique à trois pointes – égalité pour tous, socialisation de tous, universalité de chacun – l’inspiration et la
dynamique de l’universel se sont incarnées par des luttes, des programmes et un récit collectif s’attachant àconcrétiser l’idéal d’une « société bonne », où une citoyenneté et une solidarité sans discriminations seraient porteurs de justice sociale.

Mais aujourd’hui, sans doute à la faveur d’un épuisement du grand récit politique issu des Lumières, c’est à un développement agressif de contre-récits globaux que l’on assiste. « Racisme systémique, « racisé », « privilège blanc », approche « intersectionnelle », « réunions en non-mixité » : tout un vocabulaire fleurit qui, tout en prétendant amender le lien social, promeut l’exclusion des uns et des autres, en lieu et place d’une valorisation de ce qui nous unit. Que ce soit en fustigeant la « culture de l’appropriation », jargon intimidant qui revient à nier la simple possibilité humaniste de parler de l’autre et à l’autre, ou en martelant que « l’universalisme est aujourd’hui une posture » (Rokhaya Diallo), ces contre-récits expriment bel et bien une prétention globale, explicitement dédiée à détruire les idéaux politiques issus de l’universalisme des Lumières. Le lien social est sous tension.

Mais s’il doit être défendu, nous n’aurions sans doute jamais imaginé devoir poser la question ainsi : le lien social — combien de divisions ?

De Vive Voix #3, c’était jeudi 28 janvier dernier ! Pour les inconditionnels ou retardataires, la session de visionnage ou de rattrapage, c’est par ici >> De Vive Voix

Coexister Brest – Newsletter du 21 décembre 2020

Chères sympathisantes, chers sympathisants,

A l’approche de cette fin d’année 2020, année COVID comme on aime l’appeler, nous espérons que vous vous portez au mieux, vous et vos proches.

Ces derniers mois, toute l’équipe de Coexister Brest s’est mobilisée pour maintenir au mieux nos cafés discussions. Ces cafés ont été l’occasion de nombreux échanges avec des participants à travers toute la France !! Nous avons ainsi pu aborder quelques thèmes:

–  Le café d’octobre, le dernier fait en présentiel au Béaj, a permis d’aborder « le sens de l’engagement et de la motivation »

– Lors du café de novembre organisé en visio, nous avons abordé « les fêtes des morts dans les différentes convictions »

– Enfin, notre dernier café du 8 décembre nous a mener sur « les pas de Marie, figure importantes chez les catholiques et dans l’Islam mais aussi dans d’autres conviction ».

L’équipe continue de se mobiliser pour vous proposer un maximum d’activités pour 2021. Plus d’info à venir début janvier mais vous pouvez dès à présent noter dans vos agendas:
–  le 12 janvier pour l’anniversaire de Coexister 

–  le 26 janvier pour notre premier café de 2021

Si vous souhaitez nous aider, n’hésitez pas à adhérer, c’est un soutien à la fois à l’association nationale et au groupe local !

https://www.helloasso.com/associations/coexister/adhesions/adhesion-coexister-france-2020-2021

Vos dons donnent aux coexistants les moyens d’agir pour renforcer la cohésion sociale et la fraternité en France ! Votre soutien est le bienvenu :

https://www.coexister.fr/faire-un-don/

En attendant de vous revoir, nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année !!

L’équipe Coexister Brest

“Nos sociétés ont-elles encore de la mémoire ?”

“Nos sociétés ont-elles encore de la mémoire ?”

Propos

Notre modernité politique ne s’est pas construite sur la mémoire. Au contraire, elle a souhaité se vivre comme une période en rupture avec toutes les périodes antérieures. Cette injonction de rupture au fondement de nos sociétés auto-organisatrices, où la valeur d’inspiration du passé se voit désormais supplanté par la seule volonté, supposée libre, de ses contractants, nous la retrouvons au niveau de l’individu : autonome, désormais, libéré de tout héritage ou de toute loi auxquels il n’aurait pas préalablement consenti, c’est-à-dire, créé lui-même pour se les octroyer en toute souveraineté… La mémoire n’est alors pas la denrée première de ce dispositif et de nos sociétés de contrat, celles dans lesquelles nous vivons aujourd’hui.

Les évolutions du 20ème siècle en ont accentué le caractère secondaire. A l’objectif de satisfaction des besoins pour le plus grand nombre, a succédé une économie du désir – du désir permanent. Le marché en est l’institution majeure. Son attrait et son efficacité sont tels qu’à la seule mise en relation d’acheteurs et de vendeurs centrés autour d’un produit concret, le modèle a perfusé le domaine des biens symboliques, et prévaut aujourd’hui aussi bien dans la vie culturelle que pour les relations sociales. Sa dynamique horizontale semble ronger toujours plus l’autorité des instances verticales que sont par définition les institutions,politiques ou autres. Cette religion du « flux » trouve son slogan avec l’injonction, désormais permanente, de « s’adapter ». Dans ce compte à rebours sans cesse réactualisé, la mémoire est une valise encombrante, elle semble à contre-temps, et à contre-courant de la course pour inventer demain, à chaque instant…

Cependant, nos sociétés actuelles, de plus en plus complexes, sont également contradictoires ! C’est bien la modernité la plus récente, en effet, qui a produit une notion comme le « devoir de mémoire ». Celle-ci nous dit a minima deux choses. La mémoire, d’une part, n’est plus pensée comme un phénomène humain naturel, un accès intuitif au passé, voire comme le fil directeur de nos futures actions politiques. En devenant l’injonction collective d’une société, elle s’entend désormais comme la charge inévitable d’une mauvaise conscience due aux chaos du 20ème siècle, nous mettant en présence avec « les heures sombres de notre passé ».  Cet « assombrissement » de la mémoire, et le fait qu’elle revête un caractère normatif, voire juridique, expriment l’indéniable tribu, l’ombre portée de la Shoah sur la psyché contemporaine.

A rebours de l’amnésie constitutive de notre modernité doit également être comptée une certaine inflation de ces lois mémorielles. Là où « la » mémoire, collective et unitaire, venait abreuver le roman national au lait identitaire d’une nation indivisible, ce sont « les » mémoires qui aujourd’hui fleurissent, toujours plus spécifiques, et volontiers revendicatives. Au « devoir de mémoire » s’ajoute donc une nouvelle figure de notre vie culturelle : la concurrence mémorielle.

A en juger par l’actualité la plus récente, enfin, il semble que la mémoire ait conservé son caractère explosif. Avec les mouvements invitant à rebaptiser les rues, à déboulonner les statues de tous les acteurs liés, de près ou de loin, à la rédaction du Code noir et à une certaine mémoire de l’histoire coloniale, il est clair que la mémoire, ici, est adressée avec une tonalité nouvelle. Le passé, ayant définitivement perdu sa valeur « obligeante », à tout le moins sa valeur contextuelle qui inclinait à le comprendre à partir de lui-même, se donne désormais ouvertement comme un réservoir de militance dont la valeur ne tient qu’à une chose : passer au crible des valeurs présentes.

Entre l’amnésie constitutive de notre modernité, l’inflation commémorative et la « mémoire hyper-réactive » de l’individu-citoyen d’aujourd’hui, la mémoire ne s’appréhende plus comme un phénomène dont la poussée, simple et limpide, orienterait notre bel avenir, que ce soit sur un plan individuel ou collectif.

Pour plus d’informations

DE VIVE VOIX–22 OCTOBRE 2020–Nos sociétés ont-elles encore de la mémoire–PROGRAMME

 

message du comité de pilotage Bible et Coran

Bonjour à toutes et à tous
Nous pouvons enfin nous retrouver après une si longue absence
Le jeudi 24 septembre à 18h30, aux Piverts
Non pas à la salle habituelle qui sera occupée par un autre groupe, mais dans une des deux autres salles
Le programme qui avait été retenu était le suivant :
  • Seconde partie de l’émission d’Arte « Nous, français  musulmans »
Nous avions visionné il y a qq mois les 3 premières parties de l’émission d’Arte du 14 janvier 2020,  sous forme de courtes vidéos ( 7 à 8 minutes chacune ) et ceci avait donné lieu à des débats :
    1. Incompréhension
    2. Crispations
    3. Radicalisation
Nous visionnerons jeudi prochain les 3 dernières parties de cette émission :
    4. CFCM … Islam de France
    5. Laïcité
    6. Pour conclure
En cliquant sur le lien ci-dessous vous aurez accès à ces trois vidéos avant la rencontre : vous pourrez les visionner et, éventuellement, les enregistrer sur votre ordinateur.
  • Thèmes à retenir  pour l’année 2020 – 2021
    Nous choisirons ensemble des thèmes pour cette année. Le COPIL a quelques propositions à vous faire, vous en aurez probablement aussi et nous en débattrons
     
    Nous n’étions pas très nombreux à notre rencontre du 29 juin : une dizaine seulement !
     
                SVP venez nombreux jeudi prochain
    Plusieurs membres de l’atelier ont quitté Quimper, d’autres ont manifesté leur intention d’interrompre leur participation à l’atelier, pour des raisons diverses. Seuls deux musulmans participent actuellement aux rencontres d’une manière régulière…
    Ce serait bon que nous puissions en parler ensemble (y compris avec les éventuels partants)
    SI vous n’êtes pas disponibles jeudi, n’hésitez pas à nous faire vos commentaires par mail
     
    A très bientôt
     
    Fraternellent
     
    Philippe

 

sites

Bouddhisme :

Différents sites bouddhistes proposent des enseignements  sous forme de textes, de fichiers audio ou vidéo.
https://dhagpobrest.wordpress.com/
https://www.dhagpo.org/fr/programme/alternatif-2020
https://www.dhagpo-bordeaux.org/
https://www.drukpa.eu/fr/

Catholicisme :

Vous pourrez suivre les informations du diocèse sur le site Internet du diocèse https://www.diocese-quimper.fr/fr/story/6246/les-initiatives-dans-le-diocese ou sur la radio RCF Finsitère : https://rcf.fr/programmes/programme/RCF29.

Vous pourrez suivre les offices des moines de l’abbaye de Landevennec en direct sur leur site
http://www.abbaye-landevennec.fr/

Islam :

Vous pouvez retrouver l’Association Culturelle des Musulmans de Brest (ACMB) en suivant le lien : http://a.almadinabrest.fr/website/accueil

Vous pouvez consulter le site de la fondation de l’Islam de France, dont le président est Ghaleb Bencheik que nous avons reçu pour la dernière fois en février 2018 : https://fondationdelislamdefrance.fr/

Pour une approche de la spiritualité soufie, vous pouvez consulter le site Conscience Soufie qui se propose de transmettre une meilleure connaissance de l’islam et en particulier du soufisme : https://consciencesoufie.com/

Le CFCM publie régulièrement des documents https://www.cfcm-officiel.fr/.

Judaïsme :

Sur la chaine Youtube de JEM (Judaïsme en mouvement, qui regroupe le MJLF et l’ULIF) il y a un certain nombre de vidéos, en particulier celle, tous les  soirs  à 18 heures, d’un rabbin de JEM qui à tour de rôle, assure une « présence numérique » :
https://www.youtube.com/channel/UC4OMlfV7DUiQhZDbCYdFyEQ/featured?view_as=subscriber

Vous pouvez également consulter le site du MJLF : https://www.mjlf.org/fr

Il y a chaque shabbat des retransmissions en streaming, les cinq rabbins de JEM proposeront des offices à tour de rôle. Vous pourrez suivre les offices du vendredi soir et du samedi matin en streaming sur le lien suivant :
https://judaismeenmouvement.org/index.php/un-nouveau-nom/

Sur la chaine Youtube jésusthora, vous pourrez retrouver des vidéos du rabbin Philippe Haddad : https://www.youtube.com/channel/UCgtm4QK5iMzW4S6FchPKPFw?reload=9

Protestantisme :

Vous pouvez retrouver l’Eglise Protestante unie de Brest sur le lien suivant : https://www.protestant-brest.fr/. Le site vous permettra d’accéder à des prédications (en audio ou en pdf), des temps de prière via Skype, des textes pour aller plus loin.

Eglise Protestante unie de Quimper :
https://www.facebook.com/EPUdFSudFinistere/

Vous pouvez également consulter le site de la fédération protestante de France qui propose dans sa page actualités https://www.protestants.org/page/699381-actualites des méditations, la possibilité de trouver un culte en ligne… et aussi de nombreux thèmes de réflexion autour de l’éthique, de la justice, de l’accueil des réfugiés, de l’écologie, des relations interreligieuses,… https://www.protestants.org/page/727267-protestantisme-et-societe

Coexister Brest :

Vous pouvez retrouvez nos amis de Cexister Brest sur leur site et suivre leurs propositions et en particulier les cafés discussions en visio conférence : https://business.facebook.com/CoexisterBrest/

Coexister Brest : message de rentrée – septembre 2020

Chères sympathisantes, chers sympathisants,
Nous espérons que vous avez passé un bon été et que vous avez fait le plein de soleil et de bons moments.
Pour Coexister Brest, c’est maintenant la rentrée !
C’est donc avec joie et avec une certaine impatience que nous vous invitons à notre Assemblée Locale mardi prochain le 15 septembre, de 19h à 21h. Rendez-vous à l’intérieur devant la médiathèque aux Ateliers des Capucins à Brest, avec votre joie, votre bonne humeur, un masque et les amis auxquels vous souhaiteriez faire découvrir Coexister.
Au programme :
19h – 19h30 : un moment d’accueil et de rencontre pour faire connaissance
19h30 – 20h30 :
      – le bilan de l’année passée pour découvrir comment concrètement nous créons du lien social entre jeunes de différentes convictions et religions, comment concrètement nous œuvrons pour une société plus juste, inclusive et fraternelle
– la constitution de la nouvelle équipe
20h30 – 21h : des échanges sur nos projets, sur nos envies pour l’année à venir
 
Soutenez-nous dès à présent en adhérant à l’association : www.adhesion.coexister.fr
Pensez à le faire avant l’Assemblée Locale puisque seuls les adhérents de moins de 35 ans à jour de leur cotisation pourront voter.
 
Envie de vous investir dans l’équipe ? Prenez contact via brest@coexister.fr pour discuter des différents engagements possibles, de ce que vous aimeriez faire, et/ou venez en parler à l’Assemblée Locale. Nous vous accueillerons avec joie !
 
Par ailleurs réservez dès maintenant votre mardi 13 octobre de 19h à 21h pour notre premier Kawaa de l’année sur le thème Motivation et engagement. Le lieu à Brest vous sera communiqué ultérieurement.
 
En espérant vous retrouver en forme et plein d’enthousiasme,
L’équipe de Coexister Brest

message du comité de pilotage Bible et Coran

Bonjour à toutes et à tous,
Nous allons enfin pouvoir nous retrouver…
Nous vous proposons pour cela de nous rencontrer Lundi prochain 29 Juin à la salle des Piverts, à 18h (la salle a été réservée de 18 à 21 h)
 
Nous aurons bien entendu beaucoup de choses à nous raconter : comment nous avons vécu ce confinement, en positif et négatif… sur le plan matériel et spirituel…
Et puis, nous proposerons à celles et ceux qui le désirent de prier ensemble les deux grandes prières musulmane (la Fatiha, première sourate du Coran) et chrétienne (le Notre Père). Dans les évangiles, les disciples de Jésus lui demandent : « Apprends-nous à prier » et c’est là qu’il leur donne le Notre Père.
Il est bon que nous puissions non seulement connaître la prière de l’autre mais aussi « entrer » dans la prière de l’autre.
Enfin, nous choisirons ensemble la date et le thème de notre rencontre de rentrée, en septembre.
Merci à celles et ceux qui désirent participer à cette rencontre de m’en informer, par retour de courrier
Fraternellement,
Philippe, pour le Copil : Bassem, Hakim et Yves

Coexister Brest : message juin 2020

Chères sympathisantes, chers sympathisants,

Nous espérons que vous vous portez au mieux, vous et vos proches.
Quelques nouvelles du groupe Coexister Brest et des prochains événements.
La collecte pour le projet Sapristi est clôturée et elle a été fructueuse, merci pour tout ! Nous n’allons pas tarder à la remettre en mains propres. Pour rappel Saprisiti a pour projet d’ouvrir un café solidaire tenu par des personnes en situation de handicap et proposant à la vente des produits culturels d’occasion (livres, CDs, DVDs, jeux vidéos…).
C’est avec joie que nous vous invitons pour notre fête de fin d’année le mardi 23 juin, de 19h à 21h. Rendez-vous aux Capucins sur le Belvédère Cesaria Evora, la terrasse donnant sur la Penfeld, ou si vraiment la météo n’est pas clémente à l’intérieur sur la Place des Machines, près des tables.
Une soirée conviviale pour se retrouver entre Coexistantes et Coexistants, ou découvrir l’association, et pour célébrer les réalisations de cette année associative.
Chaque personne est invitée à apporter quelque chose à partager : gâteau maison, jus de fruits, chanson, instrument, poème, photo… Le thème ? Coexister !
Compte-tenu de la situation sanitaire actuelle, une inscription gratuite mais obligatoire vous est demandée. Vous pourrez y préciser un moyen de vous joindre en cas de modification ou pour vous transmettre plus de détails sur l’organisation.
Notez dès à présent le jour de nos retrouvailles, mardi 15 septembre. Une invitation plus complète vous sera envoyée quelques temps avant.
D’ici là nous vous souhaitons un été à la fois apaisant et dynamique.
Avec toute notre amitié,
L’équipe de Coexister Brest

Appel à la prière le 14 mai face à «l’immensité du cri de l’humanité souffrante»

Appel à la prière le 14 mai face à «l’immensité du cri de l’humanité souffrante»

Un appel du Haut Comité pour la Fraternité Humaine, créé en septembre 2019 pour aider à la mise en œuvre du document sur la fraternité humaine, signé par le pape François et le grand imam d’Al-Azhar Ahmed Al Tayeb.

Dans un communiqué publié le 2 mai, les membres du Haut Comité s’adressent aux « croyants en Dieu » et aux « frères en humanité partout dans le monde » : « Notre monde se trouve, aujourd’hui, face à un danger imminent menaçant la vie de millions de personnes dans le monde à cause de la propagation accélérée du nouveau coronavirus (COVID-19) ».

Tout en saluant le rôle de la médecine et de la recherche scientifique, ils encouragent aussi à « s’adresser à Dieu, le Créateur », spécialement le 14 mai : « Nous appelons tous les hommes et femmes partout dans le monde à demander à Dieu dans une prière, en observant le jeûne et en L’invoquant – chacun là où il se trouve selon sa religion, sa croyance, ou sa doctrine – de mettre fin à cette pandémie, de nous sauver de ce malheur et d’inspirer aux savants les moyens permettant de découvrir un remède susceptible de réduire à néant cette pandémie. »

Ils appellent de leurs vœux le rétablissement de « la sécurité, la stabilité, la santé et la prospérité de façon à rendre notre monde, après la fin de cette pandémie, plus humain et plus fraternel qu’avant ».

Le Comité appelle « tous les leaders religieux et tous les hommes partout dans le monde à répondre favorablement à cet appel humain et à s’adresser à Dieu d’une seule voix pour qu’Il sauve l’humanité ».

De hautes personalités ont adhéré  à cet appel : le pape François, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée …

Bible et Coran : message du Comité de Pilotage

Bonjour à toutes et à tous
Je vous transmets ce message reçu de Bassem :
Un grand merci de ma part et au nom de la communauté musulmane pour l’ensemble des membres de l’atelier, pour ce geste généreux . que dieu vous bénisse et vous récompense.
Fraternellement
Bassem
Pour l’instant, l’interdiction de rassemblements de plus de 10 personnes ne nous permet pas encore de nous retrouver.
Attendons le mois de Juin ! Si la règle s’assouplit nous pourrons peut-être organiser une rencontre pour échanger – au gré de chacun – ce que nous avons vécu et ce que nous aimerions faire l’an prochain.
Sinon, il serait possible de nous retrouver sur Internet.
Par exemple, le Copil pourrait adresser un mail à tous les membres de l’atelier. Chacun(e) serait invité à répondre – s’il le désire – en adressant sa réponse à tous (et pas seulement à l’auteur du message initial).
Dans un deuxième temps il nous serait possible de réagir aux réponses qui auront été faites par les uns et les autres…
En raison de notre nombre je ne vois pas très bien comment nous pourrions nous retrouver sur Skype ou Zoom.
Si vous avez d’autres idées sur la façon dont nous pourrions nous retrouver « virtuellement » n’hésitez pas à nous les partager.
En attendant, le 24 mai est tout proche, profitons-en pour adresser nos  meilleurs vœux de l’AÏd à tous les musulmans que nous connaissons, à l’atelier – bien sûr – mais aussi partout dans le monde. Nous pensons en particulier à Mehmet qui nous avait rejoint en ce début de Ramadan
Fraternellement
Yves et Philippe