une lecture du Notre Père. Notes prises au cours de la rencontre du 13 février 2020

Pardon sliha :

pardonner : purifier, laver, justifier, aspect positif de réconciliation

aussi : dettes

Dieu est jaloux mais pardonne, Il remet la dette

Nb14.19 : Pardonne l’iniquité de ce peuple, selon la grandeur de ta miséricorde, comme tu as pardonné à ce peuple depuis l’Égypte jusqu’ici.

Nb14.20 : Et l’Éternel dit: Je pardonne, comme tu l’as demandé.

Ex20.5 : Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,

Ex20.6 : et qui fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.

Ex 32.30 : Le lendemain, Moïse dit au peuple: Vous avez commis un grand péché. Je vais maintenant monter vers l’Éternel: j’obtiendrai peut-être le pardon de votre péché.

Le Dieu Saint révèle Sa sainteté par la justice

Is 5.16 : L’Éternel des armées sera élevé par le jugement, Et le Dieu saint sera sanctifié par la justice.

Israël doit reconnaître son iniquité :

Jr 3.12,13, 14, 15 :  Va, crie ces paroles vers le septentrion, et dis: Reviens, infidèle Israël! dit l’Éternel. Je ne jetterai pas sur vous un regard sévère; Car je suis miséricordieux, dit l’Éternel, Je ne garde pas ma colère à toujours. Reconnais seulement ton iniquité, Reconnais que tu as été infidèle à l’Éternel, ton Dieu, Que tu as dirigé çà et là tes pas vers les dieux étrangers, Sous tout arbre vert, Et que tu n’as pas écouté ma voix, dit l’Éternel.
Revenez, enfants rebelles, dit l’Éternel; Car je suis votre maître. Je vous prendrai, un d’une ville, deux d’une famille, Et je vous ramènerai dans Sion.
Je vous donnerai des bergers selon mon coeur, Et ils vous paîtront avec intelligence et avec sagesse.

Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais veut sa conversion (retour téchouva) :

Ez18.23 : Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive?

Car ses voies ne sont pas nos voies et ses pensées dépassent nos pensées

Is55.7,8,9 :

Que le méchant abandonne sa voie, Et l’homme d’iniquité ses pensées; Qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui, A notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner.
Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, Dit l’Éternel.
Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, Et mes pensées au-dessus de vos pensées.

C’est pourquoi la prière des Psalmistes est confiante

Ps32,5 : Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité; J’ai dit: J’avouerai mes transgressions à l’Éternel! Et tu as effacé la peine de mon péché. –

Ps78,38 : Toutefois, dans sa miséricorde, il pardonne l’iniquité et ne détruit pas; Il retient souvent sa colère et ne se livre pas à toute sa fureur.

Dieu recrée le pécheur, le purifie et comble son cœur

Ps 51.9,10 :  Détourne ton regard de mes péchés, Efface toutes mes iniquités.
O Dieu! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.

Dieu est le Père qui pardonne à ses enfants :

Ps103.3 14 : C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies;
C’est lui qui délivre ta vie de la fosse, Qui te couronne de bonté et de miséricorde;
C’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle.
L’Éternel fait justice, Il fait droit à tous les opprimés.
Il a manifesté ses voies à Moïse, Ses oeuvres aux enfants d’Israël.
L’Éternel est miséricordieux et compatissant, Lent à la colère et riche en bonté; 103.9
Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas sa colère à toujours;
Il ne nous traite pas selon nos péchés, Il ne nous punit pas selon nos iniquités.
Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent;
Autant l’orient est éloigné de l’occident, Autant il éloigne de nous nos transgressions.
Comme un père a compassion de ses enfants, L’Éternel a compassion de ceux qui le craignent.

Après l’Exil on implore Dieu

Ne. 9.17 : ils refusèrent d’obéir, et ils mirent en oubli les merveilles que tu avais faites en leur faveur. Ils raidirent leur cou; et, dans leur rébellion, ils se donnèrent un chef pour retourner à leur servitude. Mais toi, tu es un Dieu prêt à pardonner, compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et tu ne les abandonnas pas,

Dn 9.4’10 : Je priai l’Éternel, mon Dieu, et je lui fis cette confession: Seigneur, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui fais miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements!
Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons été méchants et rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances.
Nous n’avons pas écouté tes serviteurs, les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos pères, et à tout le peuple du pays.
A toi, Seigneur, est la justice, et à nous la confusion de face, en ce jour, aux hommes de Juda, aux habitants de Jérusalem, et à tout Israël, à ceux qui sont près et à ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés à cause des infidélités dont ils se sont rendus coupables envers toi.
Seigneur, à nous la confusion de face, à nos rois, à nos chefs, et à nos pères, parce que nous avons péché contre toi.
Auprès du Seigneur, notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous avons été rebelles

et Dieu est toujours prêt à pardonner

Jl, 2.12,13,14 : Maintenant encore, dit l’Éternel, Revenez à moi de tout votre coeur, Avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations!
Déchirez vos cœurs et non vos vêtements, Et revenez à l’Éternel, votre Dieu; Car il est compatissant et miséricordieux, Lent à la colère et riche en bonté, Et il se repent des maux qu’il envoie.

Le Livre de la Sagesse chante le Dieu qui aime tout ce qu’il a fait et qui a pitié de tous
, qui ferme les yeux sur les péchés des hommes afin qu’ils se repentent mais qui leur rappelle en quoi ils pèchent afin qu’ils croient en lui  Sg 11,23-12,2). Il manifeste qu’Il est le Tout Puissant dont c’est le propre de pardonner

Sg11,23,24  : Mais Tu as pitié de tous parce que Tu peux tout, Tu fermes les yeux sur le péché des hommes, pour qu’ils se repentent, Tu aimes en effet tout ce qui existe et Tu n’as de dégout pour rien de ce que Tu as fait

La Loi met les limites à la vengeance et à la rancune envers le prochain Ex 21,25 (œil pour œil etc.)

Lv19.17,18 : Tu ne haïras point ton frère dans ton coeur; tu auras soin de reprendre ton prochain, mais tu ne te chargeras point d’un péché à cause de lui.
Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel.

Le Sage Ben Sira a médité ses prescriptions il a découvert le lien qui unit le pardon accordé par l’homme à son semblable au pardon qu’il demande à Dieu :

Si 27,30 : Pardonne à tes prochains ses torts ; alors à tes prières tes péchés te seront remis. Si un homme nourrit de la colère contre un autre, comment peut-il demander à Dieu la guérison. ? Pour un homme son semblable, il est sans compassion et il prierait pour ses propres fautes ?

La Sagesse rappelle au juste que dans ses jugements il doit prendre comme modèle la miséricorde de Dieu

Sg12-19,22 : et quand nous sommes jugé nous comptons sur la miséricorde

NT

La Sagesse et le Siracide ont inspirés Jésus ; Jésus reprendra  le thème : Dieu ne peut pardonner à celui qui ne pardonne pas et que pour demander le pardon de Dieu, il faut pardonner à son prochain

Lc7.41,43 : Jésus prit la parole et lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. Maître, parle, répondit-il. Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante. Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ? Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as bien jugé.

Avant Jésus Jean Le Baptiste attend  la rémission de péchés il  prèche un baptème qui  en est la condition : Faites pénitence faute de quoi celui qui vient vous baptisera dans le feu, pour lui, ce feu est celui de la colère et du Jugement

Mt3.5-6 :Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui; et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain.

Les disciples de Jésus veulent faire tomber le feu du ciel sur ceux qui refusent de recevoir le Maitre :

Lc 9.52,54 : Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu’il se dirigeait sur Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?

Jésus invite les pécheurs à se convertir et à croire

Mc 1.15 : Il (Jésus) disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.

Jésus est envoyé par son Père non en juge mais en sauveur

Jn3.17,18 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

pourtant :

Lc12.49,53 :  Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu’il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais la division. Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois ; le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère.

Jésus rappelle l’importance de chaque Homme,

Lc15 (parabole de la brebis perdue)

Mc 2.5 : Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés sont pardonnés.

Jn 5.24 : En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

Pour la rémission des péchés Jésus va jusqu’au sacrifice de sa vie

Lc 23.34 : Jésus prie et dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort.

Symbolique du pain et du vin et du sang

Mc14.24 : Et il leur dit: Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs.

Par son sang il purifie et lave les fautes

1 Jn 1.7 : Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.

Ap 1.5 : et de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre! A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,

Le Pardon passe par les hommes ????

Ressuscité Jésus donne aux Apôtres le pouvoir de remettre les péchés

Jn 20.23 : Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

Mt16.19 : Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

Premier pardon : par le baptème

Mt 28.18,19 : Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

Mc 16.16 : Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.

Act 2.38,39 : Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

Les Apôtres prêchent sur l’amour divin qui par Jésus sauve et sanctifie (Rm5-1,11)

Rencontre cinéma : Jinpa, un conte tibétain

 

Projection du film

JINPA, un conte tibétain

de Pema Tseden.

 

Le film inclut des éléments authentiques du bouddhisme tibétain. Le cinéaste, Pema Tseden, est tibétain et filme au Tibet.

A l’issue du film, rencontre avec Molly Chatalic, enseignante à l’UBO et spécialiste du Tibet.

 

Le 27 février à 18H15

au cinéma Katorza (Les Arcades),

38, bd Dupleix 29000 Quimper

Rencontre la Bible des Femmes

Les 8 et 9 février 2020 a eu lieu une rencontre autour de Martine Millet pasteur de l’Eglise réformée de France qui a participé à la rédaction “Une bible des femmes” ; ce livre est le fruit d’ une réflexion très soutenue d’un groupe de théologiennes catholiques et protestantes; il  interroge sur la présence des femmes dans l’Ancien et Nouveau Testament. Il apporte un éclairage nouveau sur des enjeux d’actualité : la place des femmes aujourd’hui dans l’Eglise et la société.
Comment faire le lien entre les récits de ces femmes de l’Ancien et du Nouveau Testament, les enjeux relatifs à la position des femmes et l’actualité de ces enjeux ? Pourquoi les femmes ont-elles été cantonnées dans le service ? Qu’en est-il de leur prise de parole, de leurs initiatives et de la transgression des tabous ? Ces récits anciens nous donnent des pistes de réflexion pour l’engagement d’aujourd’hui.

 

Cette renconte a été initiée par  l’association culturelle de Boquen et le groupe “questions de société, regards de chrétiens” qui se réunit un samedi par mois à Creach Balbé.

 

La Bible des Femmes.

En 1895, vingt femmes biblistes sont réunies par Elizabeth Cady Stanton pour relire la Bible, identifier les passages qui parlaient des femmes et les commenter sous un angle nouveau.

Plus d’un siècle plus tard, un collectif francophone d’une vingtaine de théologiennes, protestantes et catholiques, reprend cette idée. En profitant des découvertes en sciences bibliques et grâce aux questions critiques féministes, les auteures développent une dizaine de thématiques majeures liées aux femmes, en mettant en évidence comment des textes bibliques peuvent être lus à l’aune des questions d’aujourd’hui. Elles les rassemblent dans un ouvrage :
Une Bible des femmes, publié en 2018.

une lecture du Notre Père. Notes prises au cours de la rencontre du 23 janvier 2020

« Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour’

A.T

Première notion de pain : au jardin d’EDEN

Melchisedeck qui offre le pain et le sel

La veuve de Seraphta

Les pains aux Propositions dans le Temple

Miettes pain de Job

Bénédictions Jour du Shabbath

transformation du travail de la terre, le blé, en farine, en pain, travail de l’homme

 

NT

Repas cène de Jésus

Les disciples d’Emmaus

Importance du repas partagé, de la fraction du pain

de la Cène et de l’Eucharistie pour les chrétiens, rite aussi chez les orthodoxes

 

Donne nous notre pain de ce jour :

cela peut vouloir dire : je vous demande ce pain, cette nourriture, pour être capable de faire votre volonté.

Cela  nourrit notre Espérance.

Nous avons échangé sur la façon de partager le pain dans nos différentes églises

ou à la synagogue.

Nous nous sommes souvenus de l’histoire du roi David qui, pour nourrir ses compagnons, transgressa  la loi du shabbat.

 

 

une lecture du Notre Père. Notes prises au cours de la rencontre du 14 novembre 2019

L’échange s’appuie sur le travail de lecture du livre de Philippe HADDAD : « NOTRE PERE », « une lecture juive de la prière de Jésus ». (1)

-Les notes transcrites en italiques font référence aux passages évoqués de ce livre.

Première demande : « Que ton nom soit sanctifié »

On voudrait bien que tout le monde reconnaisse la sainteté de Dieu (Chapitre « Sanctification et sainteté », p. 122). C’est Dieu qui agit et pas nous. Il n’y a pas de subjonctif en hébreu, c’est un futur qui est utilisé. « La prière à Dieu » d’Etty HILLESUM est dans cette ligne : « Je vais t’aider mon Dieu à ne pas t’éteindre en moi, moi je ne puis rien garantir d’avance » (2).

Dietrich BONHOEFFER prie aussi ainsi : « Pour que tu existes, il faut qu’on te reconnaisse » (3). Dieu seul est Saint. « Dieu est Saint, transcendant, son désir s’exprime dans la charité et la justice sur terre » (p. 126-127).

La demande « Que ton nom soit sanctifié » va avec les deux autres demandes du Notre Père : « Que ta volonté soit faite », « Que ton règne vienne ».

Mais qu’est-ce que le règne de Dieu ?

-« Notre Père qui es aux cieux » aspire à régner, prière juive de Rosh Hashana à Kippour. (« Notre Père, notre roi », p. 130 à 133).

-Procession des Rameaux « Béni soit le règne qui vient, celui de David notre Père » (Marc 11, 10).

-Fête du Christ-Roi, dernier dimanche de l’année liturgique catholique. Comment le vivre ? Comment le comprend-on ? Aujourd’hui le Christ-Roi est compris comme le Serviteur Souffrant. Le pape François, dans son commentaire du Notre Père, parle de l’abaissement du Christ sur la croix comme d’une victoire. C’est là que Dieu règne. Le Christ-Roi est une fête chrétienne, alors que le Notre Père est universel. Pour le judaïsme, la fête du Christ-Roi est difficile à comprendre, la présence de Dieu étant dans notre monde. Dans le christianisme, « En Christ, tous recevront la Vie » (1 Corinthiens 15, 22) ; « Je serai avec vous jusqu’à la fin des temps » (Matthieu 28, 19). « Ensuite viendra la fin quand il remettra la royauté à Dieu le Père » (1 Corinthiens 15, 20-27). « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Luc 23) (Jean 18, 26). Pour le judaïsme, Jésus est un rabbi, pas un prophète. La foi chrétienne dit : « Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures. Il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures. » (1 Corinthiens 15, 3-4).

Mais qu’est-ce que « être ressuscité » ?

Un échange se fait dans le groupe pour partager plusieurs convictions, points de vue et questions :

-Christ a traversé le séjour des morts.

-Mort et résurrection, c’est la même chose pour Jésus, il traverse la mort pour passer dans la vie. Il est descendu aux enfers (Profession de foi – Credo – Symbole des Apôtres) : est-ce qu’on y croit quand on dit le Credo ? Croire en la résurrection, la Bible nous reconnaît comme une personne qui a un destin.

-Tous ceux qui sont morts avant Jésus, il les visite pour leur dire la Résurrection. Le Paradis est un lieu de passage et d’attente pour tous ceux qui ont attendu le Royaume avec amour.

-La fin des temps : « Ensuite viendra la fin quand il remettra la royauté à Dieu le Père (1 Corinthiens 15, 24)

Dieu et la fin des temps : un grand mystère. Est-ce que le Messie va venir ?

 

(1) Philippe HADDAD : « NOTRE PERE Avinou shébashamayim, une lecture juive de la prière de Jésus »

(2) Etty HILLESUM : « Une vie bouleversée – Journal 1941-1943 au Seuil (1985), page 175

(3) Dietrich BONHOEFFER, pasteur protestant de 1906 à 1945

Enseignement et Conférence Lama Rabzang

Vendredi 31 janvier 2020 à 20h00- Espace Nelson Mandela, GOUESNOU

Conférence avec Lama Rabsang : « Se préparer à la mort »

La mort, loin d’aboutir au néant, est un passage qu’il est important de négocier. Le processus de la mort sera expliqué en détail ainsi que la période intermédiaire qui aboutira à une nouvelle renaissance.Des clefs seront données pour nous aider à faire ces étapes l’opportunité de se libérer.

(tarif unique : 5 €)

Samedi 1er Février à 13h30 et dimanche 2 février 2020 à 10h – Dhagpo Brest, 1 rue de l’église à Gouesnou.
Enseignement : « Mort et renaissance »
Un des buts du chemin spirituel est de nous aider à préparer le moment de la mort et à rassembler tout au long de notre existence les causes et conditions nécessaires. Il s’agit de pratiquer les différentes contemplations et méditations relatives au moment de la mort, de savoir quelles sont les étapes du bardo -l’état intermédiaire entre la mort et la renaissance- et de se familiariser avec les expériences post-mortem. Tous ces aspects seront abordés lors de l’enseignement.
renseignements : Dhagpo Brest – 1, rue de l’église, 29850 GOUESNOU
06 64 64 86 31
https://dhagpobrest.wordpress.com/accueil/

« Peut-on parler des religions à l’école ?  » Isabelle Saint Martin

Isabelle Saint Martin que nous avons reçue en décembre 2017 pour parler de « l’enseignement du fait religieux à l’école » vient de publier « Peut-on parler des religions à l’école ? », aux éditions Albin Michel. Ce livre reprend une partie de sa conférence en insistant tout particulièrement sur une approche du fait religieux par l’art.

En 2002, le rapport Debray affirmait l’importance de reconnaître et d’enseigner le fait religieux. Pourtant, plus de quinze ans après, alors que la question a resurgi avec les attentats de 2015, le sujet revient à échéance régulière dans les discours politiques et l’on s’affronte encore sur les manières de s’y prendre ou sur le risque d’une atteinte à la laïcité. Au-delà de la chronique du débat sur l’enseignement des faits religieux, l’ouvrage propose une lecture distanciée des résistances et des difficultés mais aussi des avancées réalisées au fil des réformes successives des programmes. Que sont les « faits religieux » et en quoi est-il laïque de les aborder en classe ? Comment respecter le principe de neutralité sans esquiver le sujet ? Si l’histoire est souvent en première ligne, un plaidoyer particulier est consacré ici à l’approche par les arts, tant leur étude donne accès aux univers symboliques des religions, en favorisant tout à la fois une fine contextualisation et la sensibilité du regard.

semaine de l’unité des chrétiens 2020

Tous les ans du 18 au 25 janvier, les chrétiens célèbrent la semaine de l’unité : cette semaine spéciale est organisée dans le monde entier pour sensibiliser tous les chrétiens à l’œcuménisme et les inviter à prier pour leur unité. 

Catholiques, protestants, orthodoxes… au cours de l’histoire, les chrétiens se sont divisés et combattus. L’œcuménisme est un mouvement interconfessionnel qui tend à promouvoir des actions communes entre les divers courants du christianisme, en dépit de leurs différences doctrinales, avec pour objectif l’unité visible de l’Église. Il est né de la conviction que tous les chrétiens, quelles que soient leurs dénominations, peuvent se reconnaître enfants du Père.  « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples » dit Jésus dans l’évangile de Jean (Jn 13,25). 

Cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens est l’occasion de participer aux prières œcuméniques, de rencontrer d’autres chrétiens, de visiter d’autres Eglises, d’agir ensemble.

Pour 2020, les chrétiens de Malte et Gozo ont choisi le texte des Actes des Apôtres, chapitre 28, le naufrage de Paul à Malte pour soutenir notre prière.

Tous les ans, les chrétiens maltais rendent grâce pour cet   évènement à l’origine de la foi chrétienne dans l’île. L’hospitalité n’est pas une vertu spécifiquement chrétienne et d’ailleurs ceux qui accueillent Paul et ses compagnons d’infortune font preuve avant tout « d’humanité » dans leur hospitalité. Cette Semaine, mettons-nous donc en situation d’hôtes de l’unité comme un don du Christ fait à son Église. Peut-être nous faudra t-il comme les passagers du bateau de Paul « jeter du fret par-dessus bord » mais nous pourrons ainsi faire preuve d’hospitalité envers les chrétiens d’autres confessions, envers nos prochains si différents soient-ils, envers les étrangers… Le naufrage de Paul à Malte montre qu’à travers les voyages périlleux et les rencontres fortuites, l’annonce de l’Evangile du salut pour tous les hommes en Jésus-Christ se réalise. Que cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens soit l’occasion de témoigner, de prier et d’accueillir ensemble « pour que le monde croie ».

 

Plusieurs évènements ont lieu dans le Finistère :

Le dimanche 19 janvier un échange de chaire est prévu entre la paroisse catholique Saint-Louis de Brest (18h30) et l’Église protestante Unie, rue Voltaire (10h30). Le père Michel Mazéas viendra prêcher au temple le matin à 10h30 et le pasteur Michel Block prêchera à Saint-Louis à 18h30.

Le dimanche 19 janvier à 16H à la cathédrale de Quimper seront célébrées les vêpres oecuméniques et le prêche sera assuré par le prêtre orthodoxe Yannick Provost.

Le mardi 21 janvier une célébration aura lieu à  l’Église Saint-Pierre à Crozon à 18h00                                              puis une autre à l‘église Saint-Luc à Brest à 20h30.
Le père Le Goff sera présent aux deux événements et le pasteur Michel Block prêchera.

Le vendredi 24 janvier à Saint-Martin-des-champs, près de Morlaix au Centre Évangélique Protestant une célébration se déroulera à partir de 20h00.

Le vendredi 24 janvier à 18H au Temple de Quimper célébration oecuménique et le prêche assuré par le Pasteur Berthomier

Colloque interreligieux de Saint Jacut « Sacrée Sexualité – Vivre Corps et Âme »

UN WEEK-END ENTIÈREMENT CONSTRUIT PAR ET POUR LE DIALOGUE INTERCONVICTIONNEL

/ Des témoins, des experts, des théologiens issus des principales traditions spirituelles
/ La participation active des jeunes du mouvement interconvictionnel Coexister
/ En partenariat avec Les Amis de la Vie et l’Institut des Hautes Etudes du Monde Religieux

Les religions apparaissent souvent comme des ennemies de la sexualité. Ou, pour le moins, comme des instances de contrôle ou de refoulement, empêchant les hommes et les femmes de jouir librement et sans entraves. Pourtant, au-delà des tabous, des interdits et des idées reçues, en cherchant à humaniser la sexualité et à lui donner une autre dimension, elles jouent aussi un rôle positif.

Dans la Bible, l’érotisme – souvent sublimé – n’est jamais condamné, qu’il soit pur objet de satisfaction ou qu’il préserve la continuité des générations. Tout le Cantique des Cantiques est travaillé par l’idée d’une sanctification des relations entre l’amant et sa bien-aimée, comme métaphore des liens entre Dieu et l’humanité. Bien plus permissif qu’on ne l’imagine, l’islam laisse libre cours à une sexualité de couple, riche et épanouie. A la différence du catholicisme qui a longtemps limité l’acte charnel à sa seule dimension de reproduction, niant à la sexualité sa part de jouissance, l’islam classique valorise au contraire le plaisir, la sensualité et l’érotisme.

Dans les Eglises chrétiennes, de nombreux pasteurs et théologiens développent aujourd’hui un discours plus en prise avec la culture et les pratiques contemporaines. Face aux scandales et aux abus sexuels qui ont ébranlé l’Eglise catholique (des affaires qui révèlent aussi les hypocrisies, les incohérences et les dérives d’un enseignement qui apparaît souvent décalé, pour ne pas dire dépassé), ils plaident pour une approche plus ouverte, plus réaliste et sans doute plus juste.

Comment concilier l’amour de la chair et l’amour de Dieu ? La foi peut-elle aider à vivre sa sexualité ? De la Bible au Coran, en passant par les Evangiles, que disent exactement les textes des choses du sexe ? Homosexualité, virginité, polygamie, fellation, masturbation, sodomie, préservatif, contraception, désir, plaisir… Qu’en disent les religions ? Et comment peuvent-elles prendre en compte la diversité des pratiques et des orientations dans ce domaine ? Que penser de la théorie du genre et des théologies du corps ? L’érotisme peut-il nourrir un élan spirituel ? Comment concilier la liberté individuelle, la recherche d’épanouissement et le respect de l’autre ? Des questions auxquelles nous tenterons de répondre avec les nombreux experts, universitaires ou théologiens, qui interviendront lors de ce colloque.

DEPLIANT Colloque_Inter_Religions 2020