Vingt ans et après ?

Vingt ans et après

Je ne vais pas ajouter à ce que Jean-Pierre a rappelé, mais soulever une question nécessaire et y apporter une réponse

– Pourquoi voulons-nous continuer ? et pour qui ?

1 – Continuer oui mais en réfléchissant à ce que nous faisons…
Je pense que la question est nécessaire : ne pas se la poser c’est transformer une idée en coutume et en habitude…. « La mémoire et l’habitude sont les fourriers de la mort » disait Charles Péguy. Comment ne pas devenir une institution ? Nombre d’associations « à but non lucratif » se sont retrouvées lucratives et en quête de but… ce n’est pas ce qui nous menace mais …

2 – La pertinence de poursuivre

Je réponds à cette question en me référant au titre de ce livre d’Hartmut Rosa, (Pourquoi la démocratie a besoin de la religion) édité en 2023. On peut mettre le singulier de religion au pluriel bien entendu…

Rosa est un sociologue allemand né en 1965. Ce livre reprend une conférence donnée aux évêques allemands… en 2022…

Il commence par résumer les thèses de deux de ses livres

– Accélération – une critique sociale du temps (paru en 2010)
– Résonnance – une sociologie de la relation au monde (2018)

L’économie mondialisée et financiarisée, explique le premier livre, est comparable à un cheval que son cavalier a lancé au galop… il devient impossible d’en descendre…La croissance des produits à l’échelle de la planète a obligé à construire des porte-conteneurs, fait rouler des camions et fonctionner des chaînes de distributeurs…La croissance demande de la croissance. Pas la peine de vous rappeler les questions de la dette qui résulte de cette fuite en avant ; ou celle du changement climatique qui en est la conséquence.

  Et quel est le sens de tout ceci ? C’est là que les religions pointent leur nez…
…et que le second livre apparaît une bonne ressource.

Résonance ? C’est un terme musical : un musicien sait qu’un son ne résonne pas seul ; il a des harmoniques. La démocratie n’est pas seulement un Etat, la police et le percepteur mais aussi des bureaux de vote et un roman national ; une nation disait Ernest Renan, sollicite un plébiscite de tous les jours. Mais c’est surtout la capacité à chanter la même partition … La résonnance c’est partager la même émotion collective devant une forêt qui brûle et devant une cathédrale dans la même cas. Or cela n’arrive que rarement… Ou artificiellement comme les jeux Olympiques…et ici le feu est un feu de paille comme nous le constatons d’un an après ! mais nous avons pu entendre aussi que religions et sport pouvaient être mis en résonance… : dans certaines conditions on retrouve sens aux événements et ce sens est partagé.

  Les religions auraient-elles une expérience à faire valoir dans la crise politique qui est la nôtre ?

Faire un à plusieurs. E pluribus unum c’est une formule que les théologiens appliquent à l’Eglise ; l’Islam c’est la communauté ; et le judaïsme : Ecoute, Israël ! Abraham quitte son pays Et pour les trois : l’Autre absolu comme seule boussole.

Face au constat résume à l’instant, et développé dans les deux premiers tiers de la conférence, une solution s’impose, selon Hartmut Rosa : s’arrêter et tendre l’oreille (aufhören). Si certaines et certains cherchent cette « résonance » dans la sylvothérapie ou l’astrologie, l’auteur estime que les religions apportent des expériences et des ressources solides. On sait ainsi que les monastères sont une préfiguration de la démocratie ; l’une de leurs règles est que « ce qui concerne tout le monde doit être discuté par tout le monde ».

En posant les religions comme nécessaires ou utiles la démocratie, Rosa ouvre ses propos en reprenant la prière de Salomon : « Donne-moi un cœur qui écoute » (1 Rois 3, 9). Voilà, nous dit-il, l’apport possible des traditions religieuses au profit d’une société à bout de souffle.

Il existe bien des frontières entre religions et une perte de crédibilité de toutes les religions, (cf. la conférence de Jean-Marie Donegani)

-> Mais Rosa n’est pas le seul à contester l’idée que c’en est fini avec les religions. Que les frontières entre une culture sécularisée ou laïque et les religions ne sont pas infranchissables si on cherche la résonance…

-> Les relations horizontales (famille, amis, région, patrie) sont un registre indispensable, mais nous somme aussi reliés au monde et depuis la modernité nous en faisons un objet… et il faut réintégrer la nature, dans la vie démocratique… réintroduire de la réciprocité avec le monde…les arbres, les animaux…Cf. Conférence de Frédéric Rognon sur les religions et l’écologie.

-> La résonance n’est pas un phénomène seulement psychologique – c’est pourquoi, d’ailleurs, la méditation de pleine conscience et toutes les disciplines subjectives ne sont pas suffisantes pour y accéder. Elles demeurent peut-être nombriliques Il faut aussi que quelque chose provienne du monde.

L’individu moderne a le besoin urgent de retrouver des « résonances », de s’arrêter pour écouter une autre voix, pour accepter la rencontre avec autrui et la transformation qu’elle induit. C’est là que la religion peut intervenir dans la mesure où, par ses pratiques, elle témoigne d’une ouverture à l’altérité. La démocratie ne se limite pas à exprimer un vote, mais à être entendu, un aspect souvent négligé aujourd’hui, créant une déconnexion des élites. La pratique des religions, en tant que modèles de résonance, refus du mépris (affect qui ronge le plus la société française au moins), peut contribuer à revitaliser les institutions politiques. Rosa embellit sans doute, mais l’idée peut faire son chemin.

3 – conclusion ce que nous devons poursuivre et parachever

Les conférences par leur méthode, leurs sujets et les conférenciers, illustrent que pour CREDI le dialogue, ne vise pas d’abord à gommer les préjugés réciproques et à prier ensemble pour que cela arrive. Ceci c’est le dialogue des institutions et c’est évidemment très bien… Ce que nous faisons et pourrions faire mieux sans doute, pratiquer le changement de point de vue. La reconnaissance c’est l’acceptation des différences… La résonance c’est faire quelque chose de cette reconnaissance…

Un militant de la ligue de l’enseignement, un imam et le directeur d’un lycée catholique ont chacun des émotions particulières. Le premier hérite d’une victoire : on peut ne pas croire ; et la société est dotée d’une autonomie. Le second cherche à surmonter des préjugés. Le troisième défend le caractère propre et demande si l’autonomie suffit à fonder les choix…

Mais le premier se rend-il compte qu’il prive de connaissances et d’émotion ? Le second parvient-il à s’inscrire dans la culture séculière et la démocratie ? Le troisième parvient-il à rendre audible le caractère propre au catholicisme ? comment l’applique-t-il aux musulmans qu’il scolarise ?

Islam et laïcité, avec Ghaleb Bencheikh

Mardi 27 mai 2025, Credi 29 a organisé avec le soutien de l‘UBO, une conférence de Ghaleb Bencheikh intitulée « Islam et laïcité ». Ghaleb Bencheikh est membre du Conseil des Sages de la laïcité et des valeurs de la République, islamologue, et président de la Fondation de l’Islam de France (FIF). Il est également producteur de l’émission « Questions d’Islam » sur France Culture.

L’assistance a été très intéressée par l’exposé très clair, argumenté de Ghaleb Bencheikh qui s’est attaché à déconstruire le mythe de l’incompatibilité structurelle de l’islam avec la laïcité. Pour lui, la loi est produite par la raison humaine pour « gérer la cité », elle s’applique aux hommes et la respecter s’impose à tous pour leur bien-être et permettre une vie apaisée. Il fait sienne la phrase d’Aristide Briand « c’est la loi qui garantit le libre exercice de la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dicter la loi » et y ajoute que, en cas de conflit pour la vie commune, « la loi prime toujours la foi ». Pour lutter contre le radicalisme entretenu par certains courants de l’islam, il prône une réponse éducative et culturelle pour renouer avec l’humanisme et un avenir de paix et de fraternité pour tous les hommes.

Notes prises lors de la conférence

Une belle conférence de trois aumôniers aux JO 2024 avec Credi 29 et l’UBO

Mardi 29 avril, Credi 29, avec le soutien de l’UBO, a présenté  la conférence de trois aumôniers des JO 2024, James Hayes, Najat Benali, Moshe Lewin. La chaleur et la complicité de leurs échanges, le soutien mutuel, ont montré qu’au-delà de leurs différences, les religions peuvent être facteur de paix lorsqu’elles sont portées par des personnes d’écoute et de dialogue. Nous avons vu ce qu’est l’interreligieux en acte, un espace de fraternité. Nous avons été témoins de leur persévérance pour vaincre les réserves du CIO, dans le pays de la laïcité et pouvoir offrir leur soutien spirituel à tous les athlètes qui le souhaitent, comme le stipule la charte olympique. Cette entente exemplaire, dont nous avons pu ressentir toute la profondeur et la solidité, était très émouvante, facteur d’espoir dans l’avenir.

Ateliers Abraham

Credi 29 organise 2 ateliers autour de la figure d’Abraham, dans la Bible et le Coran, mardi 13 mai et mardi 20 mai, de 19H à 21H, au Centre culturel Al Madina, rue Jules Guesde à Brest.

Ces ateliers ont pour objet de donner une vue croisée sur Abraham/Ibrahim considéré comme le père des croyants par les trois religions monothéistes. La 1° rencontre sera centrée sur la confiance en un Dieu unique pour guider les hommes et les femmes. La 2° rencontre sera plus centrée sur l’attitude face à l’épreuve et la double descendance après la mort d’Abraham.

Ils seront animés par Slimane Harrag, aumônier musulman des hopitaux et de la maison d’arrêt, un catholique et une personne de la communauté juive qui parlera d’Abraham dans la thora. Tous trois présenteront donc un regard, des points d’attention sur la figure d’Abraham et il y aura des petits temps d’échange où chacun pourra réagir, poser des questions ou simplement écouter.

Islam et Laïcité

Conférences de Credi 29 : Credi 29 vous invite à la prochaine conférence de :

Ghaleb BENCHEIKH

Islam et laïcité

L’incompatibilité structurelle irréductible entre Islam et laïcité est l’un des plus préjugés les plus répandus et les plus tenaces.

Cette conférence permettra d’interroger les fondements historiques et sociologiques de cette assertion : quelle est la spécificité islamique dans le cadre des relations entre le politique et le religieux à travers les époques et jusqu’à nos jours. Ce sera aussi l’occasion de définir les critères de la modernité politique et intellectuelle que la pensée théologique islamique doit reconnaître afin d’entreprendre son aggiornamento.

Autant d’éléments qui pourront ouvrir le débat sur des perspectives d’avenir pour la nation française.

Ghaleb Bencheikh est islamologue et président de la Fondation de l’Islam de France (FIF). Il est membre du Conseil des sages de la laïcité. Il est également producteur de l’émission « Questions d’Islam » sur France Culture.

Avec le soutien de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO)

MARDI 27 MAI à 20H – à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines Victor Segalen, 20 rue Duquesne à Brest. 

Carême

Le mercredi des Cendres est le premier jour du Carême, temps de prière, d’aumône et de jeûne pour les chrétiens, qui prépare à la fête de Pâques.
Avec de la cendre, le prêtre trace une croix sur le front ou dans les mains des croyants en les invitant à changer de vie et à croire à la Bonne Nouvelle. C’est un appel à revenir vers Dieu. De même, c’est un appel au pardon et à la réconciliation avec les autres.
Le Carême débute le mercredi des Cendres, et dure 40 jours (sans compter les dimanches). Cette période de 40 jours symbolise les 40 jours passés par Jésus dans le désert après son baptême, mais fait aussi référence à de nombreux épisodes bibliques, comme les 40 ans pendant lesquels le peuple hébreux a marché dans le désert avant d’entrer dans la terre promise, les 40 jours pendant lesquels Moïse a jeûné avan de recevoir les tables de la Loi, …

Journée mondiale de prière des femmes

La Journée Mondiale de Prière (JMP) des femmes est un mouvement œcuménique mondial initié par des femmes chrétiennes à la fin du XIXème siècle. Chaque année, les femmes d’un pays différent conçoivent et rédigent une célébration œcuménique pour une journée de prière commune, le premier vendredi de Mars.

La devise de la JMP « s’informer, prier, agir ».

Cette  année le thème « Venez ! Je vous donnerai le repos » a été choisi par les femmes du Nigéria.

https://journeemondialedepriere.fr/

Pour Brest, cette célébration aura lieu le Vendredi 6 mars à 15H, à la chapelle de la communauté des Soeurs de l’Agneau de Dieu, 85 route du Vieux St Marc, à Brest.

Pour Quimper, cette célébration aura lieu le dimanche 26 avril, à 10h30 , au temple protestant – 10 rue de Kergariou.

le groupe ShalomSalam

Le groupe ShalomSalam a été créé peu après le 7 octobre 2023 par des citoyens israéliens, Juifs et Arabes, partageant le même effroi face aux massacres perpétrés par le Hamas et aux souffrances des civils palestiniens, exprimant aussi le même espoir d’une paix réelle dans le cadre d’une réconciliation globale entre les descendants d’Isaac et d’Ismaïl.

Ce groupe de dialogue judéo-arabe francophone, Shalom Salam, organise régulièrement des webinaires où sont invités des membres de diverses tendances politiques et confessions, au Proche-Orient, au Maghreb et en Europe, des journalistes, des responsables associatifs, des parlementaires nationaux ou européens.

Vous pouvez revoir certains de ces webinaires en cliquant sur les liens ci dessous :

1)  Situation politique et militaire en Israël et à Gaza après huit mois de guerre (2 juin 2024)

GazaIsrael, après 8 mois de guerre. Quel bilan militaire Quelles perspectives politiques ?

Avec Jacques Neriah, ancien conseiller diplomatique du Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, Denis Charbit, professeur de sciences politiques, Amir Badran, élu du parti dit « arabe » Hadash au conseil municipal de Tel-Aviv, Bouchera Azzouz, cinéaste et féministe.

2) Crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide ?  Comment qualifier les actions respectives du Hamas et de l’armée israélienne dans la guerre en cours ? (20 juin 2024)

WEBINAIRE SHALOM SALAM

Avec Céline Bardet et Shoshana Levy, juristes, spécialistes du droit pénal international.

3) Israël entre démocratie et tentation théocratique (26 septembre 2024)

ISRAEL ENTRE DEMOCRATIE ET TENTATION THEOCRATIQUE

Avec le rabbin du courant massorti Rivon Krygier, auteur du livre « Fondamentalisme et humanisme dans le judaïsme », la journaliste  Catherine Dupeyron, la docteure en théologie investie dans le dialogue interreligieux au sein de l’Institut Elijah Thérèse Andrevon-Gottstein, la féministe et cinéaste Bouchera Azzouz

4) Israël, impossible Etat normal (15 décembre  2024)

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Avec Denis Charbit, politologue, Adam Zeed, étudiant palestinien, citoyen d’Israël, Cécile Lemoine correspondante de La Croix en Israël, Gérard Benhamou,  journaliste, Shira Ansky,  engagée en Israël dans des actions communes avec des Palestiniens, Anne Baer, entrepreneure investie dans les relations économiques entre Israël, la France et les pays de la Méditerranée.

5) L’islam peut-il échapper au fondamentalisme ? (19 janvier  2025)

L’islam peut-il échapper au fondamentalisme ?

Avec Ghaleb Bencheikh, président de la Fondation de l’Islam de France, Rivon Krygier, rabbin du courant massorti, Florence Taubmann, présidente d’honneur de l’Amitié judéo-chrétienne  de France, Bouchera Azzouz.

6) La paix avec ou sans état palestinien ?

  • Après 16 mois de guerre, quel est l’état d’esprit des populations, en Israël, en Cisjordanie et à Gaza ?
  • La fragile trêve à Gaza peut-elle déboucher sur un processus politique ?
  • Y aura-t-il un jour un Etat palestinien ? Sinon, quelles solutions ?
Avec à Hébron :Anwar Abu Eisheh, professeur de droit, militant historique du Fatah de Yasser Arafat, ex-ministre de la Culture de l’Autorité Palestinienne et délégué aux relations avec la société civile israélienne. 
Et à Jérusalem : Stéphane Amar, journaliste indépendant en Israël depuis 20 ans, correspondant pour ARTE et l’Express, auteur du livre:  » Le grand secret d’Israël. Pourquoi il n’y aura pas d’Etat palestinien. » et Marie-Armelle Beaulieu,  rédactrice en chef du magazine catholique Terre Sainte, réside à Jérusalem depuis 26 ans. Elle déclare « ne pas vouloir choisir » mais « aimer les deux », Israéliens et Palestiniens.

7) ISRAEL/PALESTINE: QUEL ROLE POUR L’EUROPE ?
avec
– BERNARD GUETTA, journaliste spécialiste de géopolitique, député européen au sein du groupe Renew depuis 2019. Président de l’Intergroupe pour la solution à deux États, regroupant des membres de différents pays et partis politiques au Parlement européen.
– HIND KHOURY, économiste, ancienne ministre de l’Autorité Palestinienne, déléguée générale de la Palestine en France entre 2006 et 2010
– DANIEL SHEK, responsable diplomatique du Forum des otages, ambassadeur d’Israël en France de 2006 à 2010.

Interfestival des religions et des convictions : «Santé mentale : croire pour aller mieux ?»

L’Interfestival des religions et des convictions : «Santé mentale : croire pour aller mieux ?» a lieu du 24 au 26 janvier 2025 à l’abbaye St Jacut de la Mer.

Burn-out, dépression, isolement, stress, éco-anxiété, addictions, phobies, crises d’angoisse… Dans un récent rapport, l’Organisation Mondiale de la Santé estime qu’une personne sur quatre présenterait au cours de sa vie un ou plusieurs troubles mentaux. L’ampleur de ce phénomène devrait faire de la santé mentale une priorité en termes de santé publique.

Qu’en disent les religions ? Peuvent-elles être une voie de guérison ? La foi et la spiritualité pourraient-elles nous aider à sortir de nos angoisses ou de nos mal-êtres ? Quelle place peut avoir notre intériorité pour prendre soin de soi et des autres ? Croire peut-il nous aider à aller mieux ? Autant de questions auxquelles seront tentés de répondre les experts, universitaires et théologiens issus des différentes traditions religieuses ou philosophiques qui participeront à cette rencontre.

Vous pouvez retrouver ici quelques-unes des interventions : https://www.abbaye-st-jacut.com/mediatheque

Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2025

Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2025

Chaque année, le principal temps fort œcuménique demeure la « Semaine de prière pour l’unité chrétienne » qui, depuis 1908, rassemble des chrétiens de toutes confessions en janvier, pour 2025 du 19 au 26 janvier.

Pour l’année 2025, les prières et réflexions de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens ont été préparées par les frères et sœurs de la communauté monastique de Bose, dans le nord de l’Italie.

Le thème de cette année est : « Crois-tu cela ? » (Jean 11,26)

Cette année marque le 1700e anniversaire du premier concile œcuménique, qui se tint à Nicée, près de Constantinople, en 325. Cette commémoration nous offre une occasion unique de réfléchir à la foi commune des chrétiens et de la célébrer, telle qu’elle est exprimée dans le Credo formulé lors de ce concile ; une foi qui, encore aujourd’hui, reste vivante et porte des fruits. La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2025 est une invitation à puiser dans cet héritage commun et à pénétrer plus profondément dans la foi qui unit tous les chrétiens.

À l’occasion des 1700 ans du concile œcuménique de Nicée, le Conseil des Églises Chrétiennes en France (CECEF) organise une rencontre-évènement à Lyon les 18 et 19 janvier 2025, au début de la semaine pour l’unité des chrétiens. Pour cette occasion, les producteurs des émissions orthodoxe, oriental, protestant et catholique du dimanche sur France 2 ont décidé de s’associer à cet événement à travers la diffusion d’une célébration nationale de l’anniversaire du symbole de Nicée avec les co-présidents du CECEF Mgr Eric de Moulins-Beaufort, le pasteur Christian Krieger, le métropolite Dimitrios Ploumis ainsi que Mgr Krikor Khachatrian évêques des arméniens apostoliques de France. La célébration sera principalement animée par la chorale œcuménique de Lyon.

Vous pouvez retrouver la célébration d’ouverture depuis le Grand Temple de Lyon sur le lien suivant : https://youtu.be/X8NBPomDcTc